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Tribune de Mehdi Thomas Allal, maître de conférences à Sciences Po et responsable du pôle «vivre ensemble» du think tank le Jour d’après (JDA) sur le « modèle républicain de discrimination positive ».

Dès la fin des années 1980, après un rapport du Haut Conseil à l’intégration (HCI), les pouvoirs publics tiraient la sonnette d’alarme : les jeunes issus des banlieues constituaient des cohortes entières de potentiels salariés à intégrer et à accompagner sur le plan professionnel. […]

L’élaboration d’une élite républicaine « métissée » doit constituer la feuille de route de notre gouvernement. Cette élite serait constituée par des Blanc-he-s, des Noir-e-s, des Arabo-Musulman-e-s, des Sud-américain-ne-s, des Asiatiques, sans distinction de religion, de genre, d’orientation sexuelle, de convictions politiques ou syndicales, ou de race. L’identité, plurielle, ne représente pas un facteur de division, si elle est utilisée à bon escient ! […]

Il n’en reste pas moins nécessaire de remettre en cause le modèle actuel, en prenant en compte les origines dans l’accès aux ressources. Une élite métissée pourra voir le jour à condition de modifier le préambule de la Constitution et l’article 1er de la Constitution, qui prohibe toute distinction fondée sur la race, l’origine ou la religion. […] Le critère du sexe a déjà permis de prévoir des quotas dans l’accès aux responsabilités politiques et professionnelles… Il suffit d’introduire un concept de « diversité socio-culturelle » ou d’« identité plurielle » pour promouvoir les jeunes issus de l’immigration, comme cela se fait déjà en fonction de leur lieu de résidence pour les emplois francs ou l’éducation prioritaire. […]

Quant au principe de laïcité, il est déjà fort malmené par la prédominance des religions chrétiennes sur les minorités juives, bouddhiques et musulmanes. […] saphirnews


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