Amirouche Laïdi (Club Averroes): « Oui aux castings de la diversité sur France Télé »

Le président du Club Averroès défend la mise en oeuvre de castings afin de dénicher de nouveaux talents issus de la diversité.
L’initiative a pu surprendre et elle a soulevé en tous les cas des questions. Très récemment, le groupe France Télévisions a organisé un casting pour dénicher de nouvelles figures, animateurs ou présentateurs, issues de la diversité.[…]

Si tout cela semble procéder d’une démarche a priori louable, encouragée par le CSA et encadrée par le législateur, au nom du principe de discrimination positive, cette recherche systématique de nouveaux talents oblige pourtant à s’interroger sur les limites de telles pratiques. Ainsi que sur les critères retenus pour y parvenir. N’y a y-il pas là en effet, et à l’inverse, une dérive et un risque de tomber dans une forme dangereuse de ségrégation positive, voire de ghettoïsation?

[…] Amirouche Laïdi: Il est incontestable que d’immenses progrès ont été faits.[…] sous l’impulsion du CSA et du législateur, ont compris que cette question ne pouvait plus être ignorée. Nous observons hélas d’énormes manques sur l’ensemble des chaînes de la TNT, comme dans la presse écrite ou à la radio. […] Si la presse écrite a ses contraintes économiques, le monde de la radio semble freiner des quatre fers pour des raisons que j’ignore […]

[…] On ne peut que se réjouir d’avoir vu émerger sur France Télévisions des fictions comme Aicha, […]

Tout comme il faut relever que les principaux journaux d’information des grandes chaînes généralistes ont énormément progressé dans le traitement des questions d’intégration, d’exclusion et de diversité. Bien des stéréotypes ont disparu.

[…] Je fais confiance à France Télévisions: Bertrand Mosca n’est pas là pour faire du chiffre ou des quotas, mais bien pour donner des antennes de France Télévisions une image qui corresponde à la réalité de la société française.

L’Express

2ème Casting de la diversité pour France Télévisions

La France des réseaux : « Les militants de la diversité montent en puissance »

La nébuleuse des promoteurs de la diversité s’est enrichie, ces dernières années, de multiples associations et militants, qui essaient de créer de vrais réseaux d’influence.

Article extrait de l’enquête multimedia www.lafrancedesreseaux.com
Leur combat n’en est encore qu’à ses débuts. Lutter contre les discriminations, vaincre les préjugés, changer l’image des minorités « visibles » ne peut se faire du jour au lendemain. Sur le front des médias, par exemple, le club Averroes, qui porte le nom d’un poète arabo-andalou, se mobilise depuis 1997. L’un de ses fondateurs, le consultant Amirouche Laïdi, nous explique comment les événements l’ont conduit un jour de novembre 2005 à l’Elysée, avec le Président de la République, face aux patrons de toutes les chaînes de télévision…

En pointe sur les médias, le club Averroes, piloté par Amirouche Laïdi et David Pujadas, organise aussi des repas informels, où des personnalités du monde politique et des médias viennent débattre des sujets d’actualité avec un parterre de journalistes et d’autres figures de ce club qui affiche 400 membres. Durant la campagne de 2007, ils ont, par exemple, déjeuné avec Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur. Fin septembre 2009, ils ont débattu de manière « assez vive » avec Eric Besson, alors ministre de l’Immigration et de l’identité nationale, juste avant que celui-ci ne lance son débat sur l’identité nationale. Le club a aussi reçu des VIP comme Etienne Mougeotte, Patrick de Carolis, Michel Boyon, Jean-Pierre Elkabbach, Louis Schweitzer, Jean-Luc Hees. Ils ont échangé avec l’ex-joueur de football Lilian Thuram, qui a lancé, début 2010, un appel en faveur d’une « République multiculturelle » avec la revue Respect Mag, créée en 2004 par le journaliste d’origine italo-égyptienne Marc Cheb Sun. Dans la salle, parfois, on peut apercevoir une membre fidèle du club Averroes, Rama Yade, ministre déchue et sarkozyste déçue.

Le Club Averroes n’est qu’un des poissons-pilotes de cette nouvelle galaxie de la diversité, en train de monter en puissance. Elle fourmille d’associations et des cercles aux vocations variées.
L’un des plus chics est le club « XXIème siècle », créé en 2004 à l’initiative d’Hakim El Karoui, ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin, et actuellement banquier chez Rothschild. Fort de 350 cadres et dirigeants, ce club, présidé depuis 2010 par l’énarque Fleur Pellerin, se consacre à la promotion des élites, en favorisant les échanges avec les jeunes étudiants et les entreprises.

RTL.fr

Paris Première reconstitue le tandem Zemmour-Naulleau

Joli pied de nez de Paris Première à France 2 : le tandem Zemmour-Naulleau, chassé du service public, fera son retour sur la chaîne payante du groupe M6.

Jacques Expert, le patron des programmes, réalise ici le plus beau coup du mercato en démontrant que sur Paris Première la liberté de ton des chroniqueurs n’est pas bridée. Le concept reste à affiner mais, sur le principe, les retrouvailles des deux anciennes « langues de vipère » de Ruquier sont acquises.

Éric Zemmour a été chassé de France 2 en raison de sa condamnation par la justice pour « incitation à la discrimination ».

Rémy Pflimlin, le P-DG de France Télévisions, avait en effet promis au club Averroès, défendant les minorités visibles, de régler le problème pour la rentrée de septembre.

Laurent Ruquier jure, quant à lui, être le seul décisionnaire, histoire de renouveler le ton de la critique dans On n’est pas couché. L’un n’exclut pas forcément l’autre. Pflimlin et Ruquier avaient sans doute chacun des raisons de se séparer « des deux Éric ».

Par ailleurs, Éric Naulleau anime déjà Ça balance à Paris sur Paris Première. Il conserverait en tout état de cause cette émission. Sa nouvelle collaboration avec Zemmour se ferait dans le cadre d’une autre émission, à définir.

Le Point

Cinéma : L’Etat finance «l’industrie de la diversité»

Pour lutter contre le racisme, les préjugés et les discriminations, l’Etat finance (pour un montant total de plus de 12 millions d’euros), via la commission «Images de la diversité», de nombreux films faisant la promotion de la diversité et montrant les «évolutions de la société française». Parmi les 412 films financés , Adieu Gary de Nassim Amaouche, Vénus Noire d’Abdellatif Kechiche, ou Dernier Maquis de Rabah Ameur-Zaïmeche.

C’est la vieille question du pouvoir des images dans l’inconscient collectif.

Le «vivre ensemble», qui a fait florès ces derniers mois (où il servait plus de cache-sexe au «vivez comme nous») s’exprime désormais aussi au cinéma. Il est défendu bec et ongles par un organisme public, l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) qui, en collaboration avec le CNC, a lancé début 2007 une commission «Images de la diversité».

«Nous sommes très satisfaits du premier bilan d’activité de la commission», confirme aux Inrocks Fadila Mehal, directrice du service culture et information de l’Acsé. Pendant les trois ans de son mandat, la commission «Images de la diversité» a posé la question épineuse –et encore presque inédite– de la représentation de la diversité de la société française dans le champ audiovisuel et cinématographique.

Liste des membres de la commission «Images de la diversité».

Suite sur Les Inrocks

France Télévisions : le nouveau président veut améliorer la «diversité ethno-culturelle»

Rémy Pflimlin, 56 ans, prend lundi la tête de France Télévisions. Parmi ses objectifs : rajeunissement de l’audience, développement de l’offre numérique, indépendance du groupe, convention collective et amélioration de la «diversité ethno-culturelle».

L’objectif premier de M. Pflimlin (56 ans), qui remplace Patrick de Carolis, est de rajeunir l’audience des chaînes du groupe public (France 2, France 3, France 4, France 5 et le Réseau France Outre-Mer) à une moyenne de 45 ans, au lieu de 55 ans actuellement.

Le dossier de la diversité, autre point faible du groupe, est aussi sur le bureau de Rémy Pflimlin, avec la nomination au sein de chaque chaîne d’un responsable en charge de la question. France Télévisions a été épinglé à plusieurs reprises par le Club Averroes, le CSA, mais aussi en interne pour son manque d’ouverture.

jeanmarcmorandini.com (Merci à mathias)

Le Club Averroes a rendu son verdict…

MEDIAS – Le club Averroes publie mercredi son quatrième rapport sur la visibilité des minorités…

En matière de diversité dans les médias, «l’année 2009 ne marque pas une pause mais une régression». L’accusation vient du club Averroes, fervent défenseur de la diversité dans les médias, qui rend mercredi son quatrième rapport sur la question.

Selon le club, les minorités ne représentent qu’une personne sur dix à l’écran, et elles sont très souvent cantonnées aux rôles secondaires. Chaîne par chaîne, le rapport distribue bons et mauvais points, tant sur le plan des recrutements que des contenus des programmes.

Les bons élèves

La palme est attribuée à Canal +. Selon le club, la chaîne conjugue «la diversité avec beaucoup de naturel et d’aisance». Sur toutes ses émissions en clair, il y a des minorités devant et derrière la caméra. La fiction chez Canal+ est également une référence, avec des programmes mettant en scène la diversité «sans tabous, sans angélisme excessif ou clichés outranciers».

Suite de l’article de 20minutes.fr

Diversité : «Quand les blancs seront minoritaires…»

« La diversité c’est aussi, les blancs. Quand les blancs seront minoritaires, ils seront bien contents d’avoir des lois qui protègent et qui font la promotion de la diversité. L’histoire s’accélère et vous savez pas… Ce qui est impossible aujourd’hui est probable demain. »
Amirouche Laïdi, président du Club Averroès, association qui milite pour la promotion des minorités.

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Le Club Averroès veut rendre la diversité™ obligatoire

Le Club Averroès vient de rendre public son 3e rapport annuel sur la diversité dans les médias. D’après Amirouche Laïdi, la représentation des minorités ethniques a reculé dans les médias français. Le rapport va jusqu’à parler de « purification ethnique« , même s’il décerne un bon point à Canal+ et France 4 pour leur collaboration.

Pour « colorer les écrans », le Club Averroès menace maintenant d’intenter des procès aux chaînes de télévision françaises publiques comme privées qui ne suivraient pas ses recommandations :

Le Club Averroes a déposé un amendement dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public votée aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Cet amendement vise à rendre obligatoire la diversité dans le domaine public afin d’éviter d’aller jusqu’au système des quotas. Chaque année, les chaînes devront montrer l’évolution au CSA. Si rien n’a changé en un an, l’arsenal législatif pourra être déclenché. Je souhaite étendre cette initiative aussi aux chaînes privées. Il faut amorcer la pompe sinon dans dix ou vingt ans, on sera toujours au même niveau.

L’objectif de colorer les écrans est aussi un objectif de cohésion nationale. Il ne faut pas que les minorités se sentent stigmatisées dans le cadre de leur travail, de la recherche d’un appartement ou dans leurs loisirs. Et cet objectif passe par les médias. Source

Hier sur Europe 1, Amirouche Laïdi a mis ses menaces à exécution : il a porté de graves accusations de racisme contre France Télévisions suite aux licenciements de « personnes issues de la diversité« . Le Club Averroès a décidé de porter l’affaire devant les tribunaux. Source