New York : Une carte d’identité municipale pour les «sans-papiers»

Le maire démocrate de New York Bill de Blasio a annoncé aujourd’hui que la métropole allait délivrer des papiers d’identité municipaux aux sans-papiers qui y résident.

L’initiative vise, selon l’édile, à permettre aux sans-papiers d’avoir accès à un compte bancaire, un contrat de location de logement ou tout simplement aux bibliothèques municipales, autant de services inaccessibles sans document d’identification.

«New York est notre foyer à tous. Nous ne saurions tolérer que certains de ses habitants y vivent dans l’ombre», a déclaré M. de Blasio, en espagnol, lors du discours au cours duquel il a révélé ses orientations pour 2014.

«Nous protégerons le demi-million de New-Yorkais sans papiers dont les voix ne se font pas assez entendre. Nous nous tournerons vers tous les New-Yorkais, peu importe leur statut aux yeux des services de l’immigration, et leur délivrerons des cartes d’identité municipales», a ajouté de Blasio, qui a succédé à Michael Bloomberg au début de l’année à la tête de la métropole qui compte 8,3 millions d’habitants, dont 2,3 millions sont d’origine latino-américaine. […]

Cette annonce intervient alors que les tentatives pour régulariser les quelque 11 millions de sans-papiers qui vivent aux Etats-Unis sont bloquées par les élus conservateurs à la Chambre des représentants, bien que certains d’entre eux y soient favorables.

Le Figaro

Pourquoi vouloir enlever le mot « race » des cartes d’identité de Singapour ?

Pourquoi voulez vous enlever la mention race de votre carte d’identité ?

Mr Muigai a commencé par mentionner le problème de la mention ‘race’ sur les cartes d’identités des citoyens de Singapour. Il affirme que mentionner la race sur la carte d’identité augmente le sentiment des différences raciales, qui mène à des lois votées sur des motifs purement raciaux, qui conduisent ensuite à la discrimination raciale. Comme le multiculturalisme et les mariages inter-raciaux augmentent, cela crée aussi de la confusion, quant à l’accession à certaines associations, créées sur des bases raciales (ethniques). Il recommande donc d’enlever la mention ‘race’ de tous les documents d’identités du pays.

Dans les pays où la race et l’ethnie ne sont pas présentes sur les documents d’identités, certaines personnes sont toujours victimes de discrimination basées sur leurs noms, qu’ils soient asiatiques, afro-américains, sud-asiatiques ou moyen-orientaux. (Cela se produit bien évidemment lorsque les individus ne sont pas présents physiquement les uns à côté des autres.) Lors de la première étape d’une candidature pour trouver un emploi, les candidats doivent le plus souvent indiquer leur nom plutôt que d’envoyer une photocopie de leur CI. Dans tous les cas, la CI contient une photo du propriétaire de la carte, qui révélera certainement l’origine ethnique de ce dernier. Si nous suivons la logique du Rapporteur, devons nous également supprimer la photo sur la CI? Le problème de la discrimination raciale est beaucoup plus profond que des histoires d’esthétiques de la CI.

En effet, nous devons rappeler le cas de la France, qui sous prétexte de sa philosophie égalitaire traite tous ses citoyens de la même façon, en refusant de les classer par ethnie. Il est interdit par la loi d’établir des statistiques ethniques. The Economist met cependant en évidence dans son article de Mars 2009, les points faibles de ce raisonnement. « Comment un pays peut il affirmer que les minorités ethniques progressent si il ne reconnait même pas qu’elles existent! » A un niveau pratique, chaque pays a besoin « d’outils statistiques qui leur permettront de mesurer précisément la diversité, pour cibler les progrès à réaliser et mesurer ces progrès. »

D’un côté, le Rapporteur affirme que l’identification raciale sur les CI contribue au racisme, de l’autre, les minorité en France (où l’on ne distingue pas les races) affirment que nier l’existence des races est de la pure hypocrisie, et ne fait que cacher le problème. Si les personnes pratiquant la discrimination raciale ne voient pas votre ethnie sur votre CI, ils la verront lorsqu’ils liront votre nom, verront votre peau ou votre tête… C’est un problème beaucoup plus profond que ce qui est marqué sur la CI.

En conclusion, la discrimination raciale existe à Singapour, mais enlever la mention ‘race’ de la carte d’identité n’est pas la solution pour combattre ce problème, mais bien pour l’éviter.

Kentridgecommon.com

( merci à Être et durer pour la traduction )

Jacques Attali: Pour un passeport européen et une nationalité européenne

Article de Jacques Attali, pour Slate.fr :

[...] S’il serait désastreux pour la France de chasser ses élites par une fiscalité confiscatoire ou par un discours hostile à l’enrichissement, il serait tout aussi suicidaire pour tous les pays de l’Union européenne de s’arracher leurs citoyens par des surenchères fiscales ou sociales. Ce serait oublier que nos destins sont liés et qu’aucun pays de notre continent ne pourra maintenir son niveau de vie si celui des autres baisse.

Il est donc urgent de changer de paradigme, de sortir de cette absurde concurrence, pour mettre en place une véritable nationalité européenne, avec un passeport européen.

Ce serait dans la continuité de ce qui existe: l’Union européenne s’est dotée d’un Parlement, qui est le seul au monde dont les électeurs n’ont pas tous la même nationalité. Les citoyens européens ont aussi le droit de voter pour les élections locales de leurs pays de résidence dans l’Union.

Avec le MES, on vient aussi de créer, sans le dire, une entité disposant des moyens de s’approprier des entreprises au nom des citoyens de l’Union européenne, pour les «européaniser», équivalent continental de la nationalisation.

De plus, de nombreux domaines techniques ont créé des «passeports européens» unifiant les compétences et les droits de s’établir, de créer une entreprise, d’exercer un métier, ou organisant des équivalences de diplômes. Enfin, tout passeport national dans l’Union est aujourd’hui frappé au sigle de l’Union.

Il est temps d’aller plus loin et de mettre en place une véritable citoyenneté européenne. Bien sûr, elle ne pourrait être immédiatement pleine et entière.
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La carte d’identité biométrique, entre fichage et protection

Les sénateurs discuteront mercredi une proposition de loi sur la carte d’identité biométrique. Un projet qui a toujours suscité la controverse.

La carte d’identité biométrique fait son retour au Parlement. Plusieurs années après l’échec du projet INES (Identité nationale électronique sécurisée), les sénateurs Jean-René Lecerf et Michel Houel ont déposé une proposition de loi dite « relative à la protection de l’identité ». Objectif affiché : « mettre fin aux problèmes d’usurpation d’identité », estimée à plusieurs centaines de milliers par an, même si l’on n’a dénombré « que » 14 000 plaintes effectives en 2009.

Concrètement, le texte propose d’intégrer deux puces au précieux document. La première stockerait l’état civil de son propriétaire (nom, prénoms, sexe, date de naissance, lieu de naissance, adresse) et certaines caractéristiques physiques (taille, couleur des yeux, photographie, empreintes digitales), comme l’expliquait Le Point.fr. La seconde, facultative, serait une sorte de signature électronique destinée à protéger de la fraude lors de transactions en ligne.

Le Point

Fausse carte d’identité et permis falsifié à Dijon

L’homme à la barre, un ancien Dijonnais de 32 ans, aujourd’hui domicilié à Avignon, est bien connu de la justice : à son casier, 11 mentions, la plupart pour des faits d’outrage et de rébellion.

Le tribunal lui reprochait cette fois, outre les quelques grammes d’herbe de cannabis qu’il avait sur lui, d’avoir été interpellé le 6 novembre 2010 à Dijon en possession d’une fausse carte d’identité et d’un permis de conduire falsifié. Le prévenu a avoué que, alors qu’il exerçait un emploi de vendeur de téléphone, il avait repéré un client qui lui ressemblait et dérobé son portefeuille et son permis de conduire. La commande de la fausse carte d’identité au même nom lui aurait ensuite coûté 3 000 €.

Le tribunal, allant au-delà des réquisitions du ministère public, a condamné Youssef Atif à 7 mois de prison, plus 3 mois pour prise du nom d’un tiers.

Le Bien Public

Carte d’identité : le Mexique utilise l’iris

Le Mexique sera à partir de lundi le premier pays à inclure l’image de l’iris dans des cartes d’identité, un système dont le gouvernement assure qu’il sera l’un des plus sûrs du monde.

« Les conditions légales, techniques et financières sont réunies pour commencer le 24 janvier le processus d’expédition de ce document d’identité », a déclaré à la presse Felipe Zamora, responsable des affaires judiriques du ministère mexicain de l’Intérieur.

Selon lui, les documents d’identité incluant l’image de l’iris de l’oeil, tout en conservant les empreintes digitales, la photo et la signature, aura une fiabilité de 99%.

Le Figaro

Contre la politique d’expulsions des Roms? Renvoyez vos cartes d’identité!

Nous voilà en train de préparer un blog dont l’adresse est : http://www.renvoidecartesidentite.fr/ afin d’organiser cette action qui consiste à envoyer nos cartes d’identité au parlement européen; Nous comptons ainsi dire notre refus de cette France-là, de sa politique d’immigration et de la xénophobie qu’elle développe.

Nous vous engageons, si c’est une action qui vous paraît utile, à découvrir le blog, à vous y inscrire (un formulaire nous permet de « nous compter » et de nous organiser concrètement afin que les cartes arrivent en nombre le même jour à destination).

Beaucoup de choses à préparer, donc. On peut discuter longuement sur la pertinence de l’action mais ceux qui s’y engagent ont évidemment compris qu’il s’agit d’une action symbolique destinée à faire bouger un peu les lignes et à marquer, autant que possible, dans le réel, notre refus de ces dérives. Qu’il y ait d’autres moyens ne fait pas de doutes : à nous de les inventer- et de les proposer.

Merci, et rendez vous sur le blog à l’adresse http://www.renvoidecartesidentité.fr/ pour la poursuite de cette action.

Blog de Marie Cosney – Mediapart

La nouvelle carte d’identité britannique ultra-sécurisée piratée en… 12 minutes

Adam Laurie est une figure du monde de la sécurité informatique, et donc des hackers, mais aussi la bête noire de ceux qui veulent faire rimer papiers d’identité sécurisés et puces électroniques RFiD (sans contact).

En 2006, il avait mis 48 heures à lire (et donc “pirater“) les données contenues dans la puce RFiD “sécurisée” du passeport électronique britannique. En 2007, il avait mis 4 heures… Un article du Daily Mail révèle qu’il vient de mettre 12 minutes seulement à pirater la future carte d’identité britannique, elle aussi “sécurisée” par la RFiD.

Annoncée la semaine passé, cette carte d’identité sera similaire aux 51 000 d’ores et déjà délivrées à des ressortissants étrangers qui travaillent ou étudient au Royaume-Uni. Elle comporte les noms, prénoms, date de naissance, caractéristiques physiques, empreintes digitales de son titulaire, mais aussi s’il a le droit à des aides de l’Etat, le tout étant sécurisé au moyen d’une puce électronique RFiD (sans contact) censée rendre la carte d’identité “impiratable“. (…)

Dernier petit “détail” : le coût du projet de carte d’identité britannique, qui devrait commencer à être déployé d’ici la fin de l’année, et ne sera obligatoire que pour les étrangers ? 5,4 milliards de livres (6,4 milliards d’euros).

Via Bug Brother

Illustration : Alan Johnson, ministre de l’Intérieur, présentant à la presse la carte d’identité sécurisée RFiD