Jean-Yves Le Gallou : « La Tyrannie Médiatique »

Jean-Yves Le Gallou poursuit son travail sur les manipulations des mots et des médias, et nous présente son nouveau livre, « La Tyrannie Médiatique », consacré aux mensonges médiatiques, à la pensée unique et à la désinformation.


Jean-Yves Le Gallou : « La Tyrannie Médiatique »

Via Romana

« La lutte des classes revisitée »

Tribune libre de Raymond La Science

L’INSEE vient de mettre en avant le fait que « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche ». Faut-il en déduire que le taux de chômage des immigrés résulte des discriminations dont ils seraient victimes, de leurs difficultés scolaires ou encore des difficultés de vie quotidienne auxquelles ils seraient confrontés ?

Ou peut-on entrevoir une autre explication, plus naturelle, à ce phénomène étrange : si beaucoup de nouveaux arrivants demeurent au chômage ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils ne veulent pas de travail ?

Une observation de la stratification des classes sociales dans notre structure sociétale, et de leurs inter-relations amène à cette réflexion. Nous sommes en effet imbriqués dans une société qui comporte plusieurs systèmes économiques, une société à cinq classes.

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Pour Mélenchon, le capitalisme est responsable du Halal (vidéo)

Il a le verbe haut, parfois fleuri, mais sait faire entendre sa différence, son hostilité à l’encontre du FN et de son président d’honneur, Jean-Marie Le Pen, dont l’ombre ne cesse de planer sur le parti, en fait le plus farouche adversaire,

Jean-Luc Mélenchon n’a pas failli à sa réputation, ce matin, sur Europe 1, en  haussant le ton pour couper court à la polémique sur le halal et l’abattage rituel. (…)


« Ça suffit d’opposer les Français » par Europe1fr[/dailymotion]

Oumma.com

L’Islande est notre Utopie moderne

En rejetant par référendum le sauvetage de leurs banques et le remboursement de la dette extérieure du pays, les Islandais ont montré qu’il est possible d’échapper aux lois du capitalisme et de prendre son destin en main, se réjouit un historien espagnol.

Les Islandais ont décidé d’empêcher que l’avenir soit dicté par la roue tragique de la nécessité. Les autres pays vont-ils encore tolérer que le réel soit défini par le capital ? Allons-nous continuer à confier l’avenir, le possible et l’imagination aux banques, aux grands groupes et à ces gouvernements qui disent faire tout ce qu’il est vraiment possible de faire ?

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« Le complexe d’Orphée » de Jean-Claude Michéa

Dans un essai décapant, nourri d’histoire, d’anthropologie et de philosophie, Jean-Claude Michéa, penseur inclassable, dénonce la Gauche et sa religion du progrès, ainsi que le mépris de la culture populaire. Il défend l’idée d’une «société décente» dans la lignée d’Orwell.

http://www.dailymotion.com/video/xli6iq

Semblable au pauvre Orphée, le nouvel Adam libéral est condamné à gravir le sentier escarpé du « Progrès » sans jamais pouvoir s’autoriser le moindre regard en arrière. Voudrait-il enfreindre ce tabou – « c’était mieux avant » – qu’il se verrait automatiquement relégué au rang de Beauf, d’extrémiste, de réactionnaire, tant les valeurs des gens ordinaires sont condamnées à n’être plus que l’expression d’un impardonnable « populisme ».

C’est que Gauche et Droite ont rallié le mythe originel de la pensée capitaliste : cette anthropologie noire qui fait de l’homme un égoïste par nature. La première tient tout jugement moral pour une discrimination potentielle, la seconde pour l’expression d’une préférence strictement privée. Fort de cette impossible limite, le capitalisme prospère, faisant spectacle des critiques censées le remettre en cause.»

Michéa se sent ainsi plus proche des partisans de la démondialisation que des apôtres de la globalisation, même amendée par l’inévitable discours sur la régulation, qui n’est, selon lui, qu’une façon d’aménager socialement le capitalisme financier. C’est en ce sens que la Gauche « progressiste » est victime du Complexe d’Orphée.

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«La gauche saura-t-elle combattre intelligemment le Front national ?

Philippe Marlière est maître de conférences en science politique à l’University College London. Après avoir passé vingt ans au Parti socialiste, il a rejoint le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) qu’il a récemment quitté. Il vit depuis 1994 à Londres. Il appelle au rassemblement de «la gauche anticapitaliste» (LO, NPA, Front de gauche, gauche écologiste) et au rejet de la candidature de DSK.

La gauche, pour des raisons tactiques et politiques, n’est pas parvenue à imposer ses idées après le discrédit du néolibéralisme.

«LE» sondage Harris Interactive plaçant Marine Le Pen en tête des intentions de vote pour l’élection présidentielle, a mis le microcosme de la politique institutionnelle en ébullition. […]

Les forces de gauche doivent prendre la juste mesure du péril frontiste. Celui-ci n’est pas virtuel mais réel. Des facteurs objectifs indiquent une croissance quantitative et qualitative de cette formation. Le FN est le parti qui profite le plus de la crise capitaliste actuelle. […]

L’échec du mouvement contre la réforme des retraites l’a placée sur la défensive. La fragmentation sectaire de la gauche radicale et l’exercice nombriliste des primaires au PS, laissent au FN toute latitude pour développer un discours «social». Marine Le Pen joue très adroitement la partition d’un FN interventionniste et «étatiste». […]

Elle exacerbe astucieusement l’interprétation dominante de la laïcité, en articulant un discours catho-communautariste qui nourrit une islamophobie ambiante. Le projet économique du FN qui vilipende la «finance mondialisée», peut être perçu par certains comme un compromis entre une politique nationaliste et socialiste.

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Le Moyen Âge et l’argent

Le Moyen Âge n’a pas inventé le capitalisme. C’est un univers exotique dans lequel le don l’emporte sur le gain, le salut sur l’enrichissement, rappelle Jacques Le Goff dans un ouvrage lumineux.

Le Moyen Âge et l’argent, de Jacques Le Goff, est né d’une conversation entre notre grand médiéviste et un autre historien, Laurent Theis, son ancien élève et éditeur. Alors que celui-ci lui demandait, en pleine crise des subprimes, si l’argent avait une place comparable dans le déclenchement des crises au Moyen Âge, Le Goff se lança dans un de ces grands dégagements, clairs, précis, savants, dont il a le secret.

L’argent au Moyen Âge, expliqua-t-il, n’a pas le sens englobant actuel de richesse. Le terme désignait alors le métal. Quant à la monnaie, elle mesurait la valeur des choses avant d’être un instrument d’échange.

Dans le système féodal, son usage est limité. Les biens sont distribués sous la forme de redevances en nature. La monnaie est donc rare jusqu’au XVIIIème siècle, même si elle est plus abondante entre les XIIIème et XVème siècles – période d’essor commercial et urbain – qu’aux siècles précédents. Dans la conscience d’un homme du Moyen Âge, la richesse se mesure en terres, en hommes, en pouvoir, pas en argent monétisé.

Le clivage est entre le faible et le puissant (humiles/potentes), pas encore entre le pauvre et le riche (pauper/dives). L’enrichissement terrestre n’est d’ailleurs pas concevable. Le plus bel « investissement » est dans le salut, par l’aumône. Dans l’échelle des valeurs, le don l’emporte sur le gain, la charité sur le profit…

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Le  »système capitaliste » est décrié par les Français

Le « système capitaliste » est jugé inégalitaire et incompatible avec le développement durable par une large majorité des Français, qui appellent de leurs voeux, sans trop y croire, un modèle plus efficace, selon un sondage publié mardi par l’Institut de France.

Pour 71% des personnes sondées par l’institut Opinionway, le terme « capitalisme » évoque quelque chose de négatif, un sentiment qui transcende les générations et les catégories sociales et qui est même partagé par 47% des sympathisants de droite.

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Canada : « Être Blanc, c’est être raciste »

L’anti-racisme est une industrie en plein essor au Canada, un pays tellement ravagé par le racisme ontologique des Blancs que des mesures de rééducation s’imposent, ainsi qu’une sorte de génocide culturel.

Le journaliste Jonathan Kay a eu la patience de consacrer quatre soirées à un atelier intitulé « Réfléchir à la blanchitude (whiteness) et agir contre le racisme» destiné aux travailleurs communautaires de la région de Toronto.

La solution proposée par l’animatrice de l’atelier pour venir à bout du racisme rampant au pays ? Remplacer le capitalisme et la démocratie, intrinsèquement racistes, par le communisme, seul régime capable de garantir l’égalité et de mettre fin à l’oppression des minorités par la majorité tyrannique.

Mr Kay relate que les ateliers, dispensés dans le jargon marxiste de l’époque de la Guerre froide, ont des allures de comités de quartiers où les camarades sont invités à faire leur auto-critique en public en vue de purger leurs pensées, leurs paroles et leurs actes de tout résidu bourgeois contre-révolutionnaire.

Suite (Merci à benbrouss)

La crise, moteur du capitalisme

L’histoire du capitalisme se confond avec l’histoire de ses crises. Sur la période 1970-2007, on ne compte pas moins de 124 crises bancaires, 208 crises de change et 63 crises de la dette souveraine !

Devant de tels chiffres, l’idée d’une autorégulation par les marchés apparaît comme insuffisante. Pour comprendre comment le capitalisme gère ses excès, il semble que l’hypothèse alternative d’une régulation par les crises ne manque pas d’arguments. Pour s’en convaincre, il n’est que de considérer ce qu’on nomme les « grandes crises » ou crises structurelles. Parce qu’elles sont des périodes de profonde mutation, leur rôle dans l’évolution historique du capitalisme est crucial.

Il s’agit de crises profondes, non seulement quantitativement par leur intensité, mais également qualitativement par l’ampleur des transformations institutionnelles qu’elles initient. Ces crises ont pour origine l’épuisement d’un modèle de croissance qui ne réussit plus à contenir ses déséquilibres.

Pour repartir, le système économique a besoin de nouvelles règles du jeu, de nouvelles institutions, de nouveaux compromis. Tel est l’enjeu des grandes crises : réinventer un nouveau modèle de croissance.

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Capitalisme : qui ne paye pas ses dettes s’enrichit

Si les grandes sociétés et les milliardaires n’hésitent plus aujourd’hui à ne plus rembourser leurs crédits, pourquoi les simples particuliers devraient-ils le faire ?

Et si les Américains s’arrêtaient tous de rembourser leurs crédits à l’image des milliardaires et des grandes entreprises qui soudain décident de ne plus remplir leurs engagements par pur calcul.

Les taux d’intérêt sont à la hausse aux États-Unis. Ils ont atteint en moyenne 5,14% à la fin de l’année dernière pour les crédits immobiliers à 30 ans des emprunteurs considérés comme de bons risques par les établissements prêteurs. Sur les crédits immobiliers à 15 ans, le taux est maintenant de 4,54%. Ces hausses des taux de crédit signifient qu’en dépit des efforts de la Réserve fédérale américaine, le remboursement de leur prêt va devenir plus difficile pour de nombreux Américains. D’autant plus que le chômage maintenant touche 10% de la population active

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