« Le spéculoos belge d’Obama est raciste »

Tom Vandyck, journaliste pour Knack.be, déplore le spéculoos belge à l’effigie d’Obama. « Nous ne savons plus ce qui est raciste », dit-il dans une chronique en ligne. [...]

Tom Vandyck est furieux et ne manque pas de le faire savoir aux lecteurs de Knack et du Vif. Après l’affaire de la caricature du couple Obama en singes, voilà une autre affaire dans laquelle la Belgique est mouillée.

« Le spéculoos montre Obama affublé d’un gros nez et de lèvres épaisses – l’image caricaturée éculée d’un Noir. Pourtant, Obama n’a ni gros nez, ni lèvres épaisses. Et s’il a les oreilles décollées, le spéculoos n’en a pas. L’affaire démontre de quelle façon l’homme noir le plus puissant de la terre vit dans nos esprits. Obama est un nègre, point à la ligne. Nous ne voyons pas l’humain au-delà du stéréotype. »

Il cite, un peu honteux, le New York Magazine, qui a titré « La Belgique s’excuse de sa caricature raciste par un gigantesque biscuit raciste« . A nouveau, les Américains nous pointent du doigt pour l’image renvoyée par notre pays. « Le racisme s’est tellement normalisé qu’on ne le voit même plus », poursuit Vandyck. [...]

Hebergeur d'image7sur7

Brésil : L’accès au pays interdit aux racistes pour le Mondial-2014 ?

Le ministre des Sports brésilien Aldo Rebelo a estimé aujourd’hui qu’il fallait interdire l’entrée du pays aux supporters racistes et pénaliser beaucoup plus fortement les actes racistes que ne l’a fait dernièrement la Confédération sud-américaine (Conmebol).

drapeau Brésil

« Il faut punir l’auteur d’un acte raciste de manière rigoureuse, a dit le ministre lors d’une visite du stade où s’entraînera l’équipe de France durant le Mondial-2014 à Ribeirao Preto (sud-est). S’il est Brésilien, il doit être interdit des stades brésiliens. S’il est étranger, il doit être interdit d’entrée dans le pays ». Aldo Rebelo réagissait à la sanction prononcée par la Conmebol contre le club péruvien du Real Garcilaso, qui a écopé d’une amende de 12.000 dollars après que certains de ses supporters ont émis des cris de singe à chaque fois que le milieu noir du club brésilien de Cruzeiro, Tinga, touchait le ballon, lors d’un match de Copa Libertadores en février. [...]

Le Figaro/AFP

Le Ku Klux Klan utilisé dans un court métrage pour combattre l’extrême droite (vidéo)

Derrière ce court métrage, un post-producteur logé en banlieue parisienne, Philippe Joubert. Il a 35 ans et a décidé, à quelques semaines des élections municipales (le 23 et 30 mars prochain), de pousser une gueulante visuelle, mélangeant Ku Klux Klan, humour et couperet de la réalité. L’idée est d’évoquer la libération d’une parole raciste en France et une dédiabolisation certaine de l’extrême droite.

Kombini.com

(Merci à Alexandre LEGRIX )

Un groupe antiraciste islandais à l’Eurovision (vidéo)

Pollapönk est un groupe punk créé en 2006 par Heiðars Arnar Kristjánssonar et Haralds F. Gíslasonar, deux instituteurs.


Depuis, le groupe s’est agrandi avec l’arrivée de Arnar Gíslason et de Guðni Finnsson et a sorti 3 albums.

C’est un groupe pour les enfants mais avec des paroles dans lesquelles enfants et adultes peuvent se retrouver. Leurs textes portent souvent des messages forts (l’un de leur plus grand succès traite du bégaiement) et la contribution pour l’Eurovision n’échappe pas à la règle.

Leur titre pour l’Eurovision 2014, « Enga fordóma » (pas de racisme) sera chanté majoritairement en Islandais, mais comporte quelques passages en Anglais, afin que le message de leur titre passe bien auprès d’un public international.

Eurovision-fr.net

Réglement de l’Eurovision

Il est interdit d’inclure tout mot ou tout geste de nature politique ou assimilable.
Il est enfin interdit d’inclure tout message publicitaire d’aucune sorte.
Tout manquement à ces règles peut entraîner une disqualification

Wikipédia

(Merci à antislam)

Suisse : «Cochon d’étranger» n’est pas une injure raciste

Traiter quelqu’un de «cochon d’étranger» ou de «sale requérant» est injurieux mais ne contrevient pas à la norme pénale antiraciste.

Le Tribunal fédéral accepte le recours d’un policier condamné après avoir proféré ces injures lors de l’arrestation d’un Algérien suspecté de vol.

Les faits s’étaient déroulés lors de la Foire de Bâle, en avril 2007. Le Nord-Africain avait été soupçonné de s’être emparé de la sacoche d’un ressortissant russe. En présence de nombreux passants, le policier l’avait menotté.

Constatant, après avoir examiné ses papiers, que le suspect était requérant d’asile, le policier l’avait injurié haut et fort. Il l’avait traité notamment de «cochon d’étranger» (Sauausländer) et de «sale requérant» (Dreckasylant).

Pour ces dérapages verbaux, l’agent avait écopé d’une peine pécuniaire avec sursis et d’une condamnation pour infraction à la norme pénale antiraciste. Une sanction annulée en dernière instance.

Aux yeux du TF, ces injures ne tombent pas sous le coup de cette norme, car elles ne visent pas une ethnie, une race ou une religion en particulier. Elles peuvent s’adresser à des personnes de différentes nationalités ou de différentes religions.

Selon Mon Repos, la justice bâloise ne peut être suivie lorsqu’elle considère que l’expression «cochon d’étranger» ou «sale requérant» constitue une discrimination à l’égard de toutes les races et ethnies non-européennes. La norme pénale antiraciste ne vise pas à assurer la protection de tous les étrangers ou de tous les requérants en général.

Pas d’atteinte à la dignité humaine

Le TF va plus loin encore. Il précise que le fait d’injurier quelqu’un en utilisant l’adjectif «sale» suivi de sa nationalité ne contreviendrait pas non plus à la norme pénale antiraciste.L’expression «sale», si elle est certes injurieuse, ne peut être considérée comme une atteinte à la dignité humaine, comme le veut la norme pénale antiraciste.

Les excès de langage commis par le policier étaient parfaitement déplacés et inacceptables, admet le TF. Cela ne joue toutefois un rôle que pour l’appréciation de sa culpabilité dans le cadre de l’infraction d’injure.

C’est donc pour cette infraction que l’agent doit être condamné. Comme celle-ci ne se poursuit que sur plainte, le dossier doit retourner devant la justice bâloise, qui devra examiner s’il y avait bien eu, en 2007, plainte pénale déposée contre le policier. (arrêt &B_715/2012 du 21 février 2014)

TdG.ch

(merci à Chantecler)

Les années 68 de l’anti-racisme

Le mouvement de mai 1968 en France n’avait jamais été véritablement étudié sous l’angle des relations entre ses acteurs et les immigrés. Pourtant, comme le montre l’historien anglais Daniel Gordon, les années 1968 ont été décisives dans la création d’un antiracisme moderne, bien avant la Marche des Beurs.

 

(…) Laviedesidees.Fr

 

Depuis « l’affaire Dieudonné », mon anti-racisme virulent a fait place à l’indifférence

Se battre pour des causes justes, puis se rendre compte qu’elles servent des intérêts particuliers… Après l’affaire Dieudonné, notre contributrice, Sabine Colon, s’est rendu compte que l’anti-racisme s’éloignait souvent de son objectif. Comment est-elle passée du prosélytisme politique à l’indifférence ? C’est ce qu’elle nous raconte.

J’ai longtemps été une « indignée » de gauche, à conspuer les extrémistes en tout genre, racistes, homophobes, antisémites. J’ai souvent joué la commentatrice météo, moraliste à souhait, qui parle du climat délétère, nauséabond, des années trente, et j’en passe.

 

Aujourd’hui, je n’arrive plus à m’indigner. J’observe et commente les débats, je ne les vis plus. Discuter avec des militants d’extrême droite m’était impossible. J’aurais pu en regarder mourir et m’en délecter, c’était un de mes paradoxes. L’affaire Clément Méric m’avait bouleversée – et me bouleverse toujours. Mais à l’inverse, si Esteban Morillo avait subi le même sort, je me serais dit « tant mieux ». J’étais une petite dictatrice. J’étais une hystérique de la morale, une Fourest en herbe. Mais l’affaire Dieudonné a chamboulé mes schèmes moraux.

(…) Le Plus

Du communisme au 20e siècle à l’idéologie de l’antiracisme au 21e

« L’antiracisme sera au 21e siècle ce que le communisme a été au 20e siècle. » – Alain Finkielkraut

La récente polémique déclenchée par Nydia Dauphin en rapport avec la caricature de Boucar Diouf par Mario Jean au gala Artis n’est pas un phénomène isolé. Cette saga n’est pas entièrement déconnectée des accusations de racisme et d’intolérance envers le Québec après la décision d’interdire le port du turban sur les terrains de soccer de la province. Cet épisode médiatique est plutôt un reflet de notre époque. Le symptôme est beaucoup plus profond qu’une simple question de racisme, car le symptôme remonte au changement fondamental dans notre pensée occidentale qui s’effectue depuis mai 68. (…)

50 ans plus tard, l’évolution de cette même accusation de racisme envers l’occident nous mène à Alain Finkielkraut et l’antiracisme du 21e siècle. Il faut comprendre que le discours de Nydia Dauphin n’en est pas un simplement axé sur un racisme, qu’elle croit être omniprésent au Québec. Ce que Dauphin fait,

c’est bel et bien le procès de l’Occident – de l’homme blanc pour dire les choses comme elles sont -,

au travers de ses accusations envers la Belle province, qui n’est pas si belle d’après ses dires. (…)

Pire, les Québécois feraient preuve de racisme quand, en se défendant de tenir de tels propos, ils utilisent la défense de «l’ami noir» pour démontrer leur ouverture d’esprit et légitimer une parole ou critique quelconque. Dauphin n’utilise donc que des banalités et des observations personnelles, qui, n’étant pas fausses, ne constituent pas une analyse en profondeur ou contextuelle. Il est facile d’accuser en se basant sur quelques observations que l’on croit universelle. Et surtout, on peut facilement transformer ces observations aléatoires et subjectives en vérité universelle lorsqu’on se croit porteur, voire investi, de cette toute puissante vérité.

 

Malgré cela, si l’auteure est maladroite dans son argument, elle n’est pas innocente et elle démontre une grande intelligence, car elle comprend mieux l’enjeu du débat que la plupart de ceux qui s’efforcent à prouver que le Québec n’est pas raciste comme l’auteur le prétend.

 

Les «activistes» antiracisme n’ont pas besoin de démontrer la justesse de leurs accusations ou même la logique derrière ces accusations, car les activistes antiracisme prennent simultanément le rôle de procureur, de juge et de juré . Nul besoin de démontrer le fondement de ces accusations, car l’accusation est dévastatrice au point où la réaction maintenant spontanée dans notre société consiste à s’excuser, à demander pardon et finalement à dire qu’on a été mal compris, que nos paroles ont été mal interprétées. Non pas que les accusations sont mal fondées et portées de l’avant par motifs politiques.

Dans ce procédé, l’accusateur n’a plus besoin de justifier ses accusations comme un procureur véritable devrait le faire pour que sa cause soit entendue dans une cour de justice, avant même qu’il puisse espérer une condamnation durant un procès.

Car on se prosterne et on se plie pour éviter l’ostracisme social qui suit toutes accusations de «racisme» et, du même coup, nous légitimons le rôle autoproclamé de gardien de la moralité par ces «activistes».

On fait même fausse route quand on croit que Nydia Dauphin et ceux qui tiennent un discours similaire oeuvrent tout de même pour l’amélioration de notre société et des relations entre ses citoyens en combattant le racisme. Non seulement, Mathieu Bock-Côté à bien démontré comment ce discours victimaire et ethnicisé démontre un retour paradoxal du discours identitaire ethnique que Dauphin critique, mais ce qui se cache dans le discours antiraciste est bel et bien le renouvellement de celui-ci, une sorte d’autorégénération du concept de l’identité comme basé sur l’ethnicité. Le philosophe français Jean Baudrillard démontrait le paradoxe de la lutte antiraciste:

« SOS-Racisme. SOS-baleines. Ambiguïté: dans un cas, c’est pour dénoncer le racisme, dans l’autre, c’est pour sauver les baleines. Et si dans le premier cas, c’était aussi un appel subliminal à sauver le racisme, et donc l’enjeu de la lutte antiraciste comme dernier vestige des passions politiques, et donc une espèce virtuellement condamnée.» (…)

Huffingtonpost.ca

Cajarc (46). Festival antiraciste « Africajarc » avec Lilian Thuram pour 400 élèves, de la maternelle à la 5e

Cette action, en partenariat avec la fondation Thuram, s’inscrit dans le festival Africajarc qui se déroule à Cajarc pour la deuxième année consécutive. Les élèves ont pu utiliser trois malles ressources d’ouvrages contre le racisme et du DVD intitulé « Nous autres, éducation contre le racisme. » Plus de 400 élèves ont participé cette année répartis dans 21 classes du Lot et de l’Aveyron, de la maternelle jusqu’à la 5ème.

(…) France 3 Midi Pyrénées

La Licra lance une appli contre les tags racistes (màj)

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RTL Yves Calvi recevait Alain Jakubowicz, président de la Licra : « 11/06/2013

la Licra lance son application smartphone de géolocalisation de tags racistes : l’outil « clé à molette, réactif et participatif » (RTL)

Les assassins de Clément Meric ont posé des tags nationalistes, racistes antisémites dans les rues de Paris -  Jakubowicz

Je ne confonds pas la Licra et la Kommandantur – Yves Calvi

Nous, on est né en 1927; on se souvient très bien à la Licra ce qui s’est passé avant la guerre – Jakubowicz


Caricature tirée du journal collaborationniste Au Pilori, 1er octobre 1942

De nombreux chefs de la collaboration furent-ils membres de la LIC(R)A ?

Relire l’article publié le 18/03/10 : 

Eric Zemmour s’est exprimé cette semaine sans prendre de pincettes sur les liens troublants entre la LIC(R)A, la gauche dreyfusarde et la collaboration (cf vidéo à partir de 11 minutes). La LICRA n’a pas répondu…

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Addendum 11/06/13

Je vois un tag raciste : « La France aux Français »

Le Figaro

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Avec l’app-Licra, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme propose un nouvel outil, efficace et d’aujourd’hui, pour inciter les citoyens à agir contre le racisme et accompagner au quotidien victimes, témoins, militants et sympathisants. Cette application est une façon nouvelle de militer et s’impose comme une riposte numérique alors que la France fait face à une importante augmentation des actes racistes et antisémites (rapport CNCDH – saisines Licra : + 21% en 2012).

Dans la lignée des applis citoyennes, cette première application mobile antiraciste sera accessible à tous et téléchargeable gratuitement sur l’App Store et Google Play.

 

Du virtuel au réel : parmi ses fonctionnalités inédites, l’app-Licra permettra de géolocaliser les tags racistes en un clic pour en accélérer les procédures d’effacement.
L’app-Licra bénéficie du soutien du ministère de l’Innovation et de l’Economie numérique et s’appuie sur un partenariat avec l’Association des Maires de France. Plusieurs communes sont partenaires, parmi lesquelles Paris, Strasbourg, Nîmes, Reims et Angers.
Fleur Pellerin, ministre déléguée auprès du ministre du Redressement productif, chargée des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique, ainsi que Jacques Pelissard, président de l’Association des Maires de France, seront aux côtés d’Alain Jakubowicz, président de la Licra, pour le lancement officiel de l’app-Licra le 11 juin 2013 au ministère de l’Innovation et de l’Économie numérique.
Alain Jakubowicz, président de la Licra précise : « Pour le meilleur comme pour le pire, les nouvelles technologies sont au cœur du fonctionnement et du développement de nos sociétés. Le nombre de contenus délictueux sur Internet et les réseaux sociaux pour lesquels la Licra est sollicités augmente sans cesse de façon exponentielle. Alors que faire ? Lutter contre le pire, par la justice, l’éducation, la responsabilisation, en utilisant le meilleur, la technologie, au service de nos combats. »
Géolocalisation des tags racistes : une photo, un clic. Grâce à l’application, tout tag raciste pourra désormais être géolocalisé et traité en un temps record par la plateforme juridique de la Licra en collaboration avec les services municipaux des villes concernées.
Aide aux victimes et assistance juridique d’urgence : l’app-Licra renforce encore l’accessibilité du service juridique de la Licra qui vient en aide aux victimes et aux témoins. Droits, conseils, bons réflexes à adopter, elle fournit un accès direct et facile aux informations indispensables.
Guide témoins : que faire en cas d’agression ou de discrimination de nature raciste ? Les premières minutes sont essentielles pour agir. L’application guide les témoins pas à pas quant aux démarches à accomplir.
Education et fil info : abécédaire antiraciste, actualités de la Licra et de la lutte antiraciste en temps réel, partage d’informations, l’app-Licra fournira toutes les données utiles pour s’informer et convaincre.

Licra

(Merci à MArc Herstalle)