Pretoria : Nelson Mandela hospitalisé dans un état grave

L’ancien président sud africain Nelson Mandela, 94 ans, a été de nouveau hospitalisé samedi pour une infection pulmonaire. « Ce matin vers 1h30, son état s’est détérioré et il a été transféré dans un hôpital de Pretoria. Son état est toujours préoccupant mais stable », a indiqué le cabinet du Président Jacob Zuma, sans dire de quel établissement hospitalier.

Il s’agit probablement de l’hôpital militaire « Military Hospital », situé à la périphérie sud de la capitale, où Nelson Mandela a été accueilli à différentes reprises pour y être soigné. Un porte-parole du gouvernement, interrogé à la télévision sud-africaine, a affirmé que l’état de l’ancien président est « grave, cette fois »

« Le président reçoit des soins spécialisés et les médecins font tout leur possible pour qu’il se sente mieux » poursuit la présidence, avant d’ajouter: « Le président Zuma, au nom du gouvernement et de toute la nation, souhaite à Madiba une guérison rapide et demande aux médias et au public de respecter l’intimité de Madiba et de sa famille ».

(…) Le Parisien

Des extrémistes de droite soupçonnés de terrorisme en Afrique du Sud

La police sud-africaine confirme qu’elle a arrêté quatre hommes soupçonnés d’avoir préparé des attentats, mais dément des informations selon lesquelles ils auraient voulu passer à l’acte dans le cadre du congrès du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), qui s’est ouvert dimanche à Bloemfontein.

Les quatre suspects, âgés de 40 à 50 ans, ont été arrêtés dimanche, au terme d’une enquête de près de deux ans. Ils sont « considérés comme des extrémistes de droite et soupçonnés d’acte de terrorisme », a affirmé un porte-parole de la police de Bloemfontein, Billy Jones. Des preuves « venant confirmer » ces soupçons ont été trouvées lors d’une descente de police, a-t-il ajouté.

Des rumeurs allèguent que les suspects auraient visé le congrès de l’ANC, mais M. Jones affirme que la police « ne faisait pas de relation » entre ces arrestations et le congrès de l’ANC. « L’enquête s’est déroulée en différents endroits du pays. Quatre personnes ont été arrêtées [...] sans aucun lien avec la conférence », a-t-il dit.

Les mesures de sécurité, déjà strictes, ont néanmoins été renforcées au congrès de l’ANC, qui réunit jusqu’à 5000 membres du parti pour cinq jours sur le campus de l’Université de Mangaug. Le président Jacob Zuma, des ministres de son gouvernement et d’importants représentants des milieux d’affaires y assistent.

« Le soupçon, c’est qu’il s’agit de gens de droite, d’extrême droite [...] qui croient encore au passé, à la domination des Blancs en Afrique du Sud », a commenté un porte-parole de l’ANC, Keith Khoza. « C’est une préoccupation, mais nous savons qu’il s’agit d’une minorité marginale ». (…)

Radio Canada

Afrique du Sud : «Nous sommes minés par les Blancs»

Décidément, ça va mal pour Jacob Zuma. Si mal que l’un de ses alliés, Blade Nzimande, secrétaire général du Parti communiste sud-africain (SACP), propose carrément une loi pour interdire d’insulter le président sud-africain… Le raisonnement suivi par ce ténor politique sud-africain sent la fin de règne pour Zuma, à l’approche d’une importante conférence du Congrès national africain (ANC), en décembre, où va se jouer la succession de l’actuel président du parti-Etat.

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Blade Nzimande

Pour Blade Nzimande, ce n’est pas Zuma ou son bilan qui posent problème, mais bien «les Sud-Africains blancs, qui n’ont pas de respect pour les Noirs et leur culture, mais qui traitent seulement les Juifs et les Afrikaners avec respect».

Une allusion aux attaques dont Zuma a fait l’objet de la part d’artistes blancs, le peintre Brett Murray et le caricaturiste Zapiro, entre autres. La carte raciale, ultime argument pour un pouvoir qui se trouve le dos au mur? «Nous sommes minés par les Blancs», répète Blade Nzimande, alors que la minorité (8,9% de la population) jadis au pouvoir ne l’est plus depuis 1994, même si elle reste, de facto, dans une position privilégiée sur le plan économique.

Il y a moins d’une semaine, le même ténor politique s’en prenait aux médias – y compris la radio publique SAFM, qui ne peut pas être accusée d’être aux mains d’intérêts blancs. Mais la presse en général est accusée par Nzimande de mener une campagne «libérale»contre Jacob Zuma pour le «retirer du pouvoir». Réponse de Mondli Makhanya, le président du Forum national des rédacteurs en chef sud-africains (Sanef): ce type d’accusation relève de «tendances dictatoriales».

Ce ne sont pas des Blancs ni des journalistes, mais bien des militants noirs de l’ANC qui en viennent aux mains, de plus en plus fréquemment, dans les âpres luttes qui se jouent au sein  de leur parti.

Le 14 novembre, un gang armé de dix personnes a fait irruption dans une réunion de la branche de l’ANC d’Ekurhuleni (dans les townships de l’East Rand, à l’Est de Johannesburg), menaçant de tirer sur les opposants de Zuma… Des chaises ont volé et deux personnes ont dû être hospitalisées, à la fin d’une autre réunion d’une branche de l’ANC dans la province du Cap oriental début novembre (…)

Slate Afrique

Afrique du Sud : nouvel eldorado pour les sub-sahariens ?

L’historien camerounais Achille Mbembe réside à Johannesburg depuis 1999. Un choix de vie et de carrière.

« J’ai vécu à Paris, à Dakar et aux États-Unis, où j’enseigne à l’université Duke trois mois par an. Je ne suis pas retourné au Cameroun depuis longtemps, mais quand les Lions indomptables jouent, mon être est transplanté. J’ai besoin de chacun de ces lieux, et l’Afrique du Sud m’apporte la marmite », résume Achille Mbembe, 55 ans.

Installé à Johannesburg depuis 1999 et professeur de sciences politiques à l’université du Witwatersrand depuis 2001, Mbembe considère Johannesburg comme une « porte naturelle » et l’Afrique du Sud comme « un lieu où s’invente un futur possible pour le continent, un futur afropolitain », brassant les influences africaines, mais aussi européennes et américaines. (…)

Qui plus est, l’expérience politique et la transition d’une société raciste à une société démocratique ont une portée universelle », résume l’intellectuel, marié à Sara, une universitaire sud-africaine blanche avec qui il a deux enfants, de 4 ans et 6 ans. (…)

Mais aujourd’hui, le pays souffrirait d’une « panne de l’imagination ». « Les anciens de l’ANC [Congrès national africain, NDLR], Walter Sisulu, Oliver Tambo et Nelson Mandela, étaient des intellectuels. Les politiciens actuels ne lisent plus, ne pensent plus, et ne connaissent pas le continent.

Le pays a vécu une révolution de la consommation, mais le projet de l’ANC est de vivre comme les Blancs, c’est tout. »

Mbembe perçoit tout de même « un mouvement », la nation devenant un lieu de rencontre pour l’intelligentsia africaine.

Jeune Afrique

Le président Zuma enlève le bas, l’Afrique du Sud s’offusque

a polémique suscitée par un portrait du président Jacob Zuma dans son plus simple appareil enfle en Afrique du Sud après l’arrestation de deux hommes accusés d’avoir barbouillé son sexe de peinture.

Oeuvre de l’artiste sud-africain Brett Murray, un ancien militant anti-apartheid, le tableau est une adaptation libre d’un célèbre portrait de Vladimir Lénine, avec Jacob Zuma dans le rôle du révolutionnaire soviétique, la braguette grande ouverte en plus.

Sa présentation dans une galerie de Johannesburg, dans le cadre d’une exposition sur la corruption au sein du Congrès national africain (ANC) fondé par Nelson Mandela, a provoqué la colère de l’entourage du président sud-africain, marié à six reprises et père de 21 enfants.

Reuters

(Merci à un connu)

Afrique du sud : deux dirigeants de l’ANC visés par des plaintes pour crime contre l’humanité

Le vice-président de la Transvaal Agricultural Union (TAU), Henk van de Graaf, a saisi, la semaine passée, la Cour pénale internationale (CPI) de deux plaintes pour crimes contre l’humanité visant des dirigeants de l’African National Congress (ANC, parti gouvernemental). (…)

Africa intelligence

Afrique du Sud : L’ANC, un parti multiracial, du moins en théorie

Formation multiraciale alors qu’il luttait contre l’apartheid qui réservait pouvoir et richesse à la minorité blanche, l’ANC désormais au pouvoir en Afrique du Sud ressemble de plus en plus à ses électeurs, très majoritairement noirs.

« Le Congrès national africain est une organisation multiraciale !« , s’exclame sa coordinatrice nationale Baleka Mbete, rappelant que le nouveau slogan du parti est « L’unité dans la diversité« .

Mais si le parti dominant depuis 1994 compte encore quelques figures blanches (notamment des communistes), métisses ou indiennes qui l’ont rejoint dans sa lutte pour l’égalité de tous les habitants du pays, sa direction est très noire. A l’image de l’assistance à la messe de son centenaire, dimanche à Bloemfontein (centre).

Et la jeune génération l’est presque exclusivement.

Les townships noires où vivent la majorité de la population sont acquises au parti dominant, les autres quartiers allant à l’opposition.

Un nombre important de Blancs libéraux – qui étaient opposés à l’apartheid – s’éloignent du parti.

AFP (via La Dépêche)

Afrique du Sud / ANC : Accusation de racisme anti-Blancs pas retenue contre Julius Malema

Le chef des jeunes du Congrès national africain, Julius Malema, a été suspendu pendant cinq ans pour avoir provoqué de graves divisions au sein du parti au pouvoir en Afrique du Sud, a annoncé la commission de discipline de l’ANC.

Le jeune tribun, qui s’est fait connaître par ses déclarations provocatrices et radicales, a été reconnu coupable de trois des quatre chefs d’inculpation retenus contre lui jeudi.[...]

Julius MalemaJulius Malema

Il a été reconnu coupable d’indiscipline pour avoir fait irruption à une réunion sans y avoir été invité, d’avoir semé de sérieuses divisions dans le parti et d’avoir terni sa réputation en appelant au renversement du gouvernement du Botswana voisin.

En revanche celui qui s’est fait une réputation de ses discours anti-Blancs n’a pas été reconnu coupable d’une accusation de « propager racisme et intolérance politique. »[...]

La direction de la Ligue de jeunesse contestait de plus en plus ouvertement l’autorité du président Jacob Zuma, accusé d’être trop mou et de ne pas assez en faire pour la transformation socio-économique du pays, dix-sept ans après l’arrivée de l’ANC au pouvoir.

France 24 – 10/11/2011

Afrique du Sud : 3.000 Noirs marchent sur la Bourse

Cette marche pour « la libération économique » dans Johannesburg rappelle que le combat électoral pour 2012 a bel et bien commencé. Les élections générales ne sont prévues qu’en 2014, mais l’ANC (66% du vote national en 2009) choisira son candidat dès la fin de l’année prochaine. Ce vendredi, le cortège s’est rendu jusque devant Union Buildings, l’Elysée sud-africain.

Après avoir juré à l’époque de « tuer pour Zuma» , le chef de la Ligue de la jeunesse de l’ANC veut désormais tuer le père et l’empêcher d’obtenir un second mandat. Julius Malema est un populiste qui sait flatter une frange de la population délaissée et désorientée, mais il a surtout réintroduit avec force dans le débat public sud-africain un racisme anti-blanc (il y aura « du sang sur le sol»). Ce discours racial est en train de contaminer l’espace public. Même le second apôtre de la réconciliation, l’archevêque Desmond Tutu, s’est laissé aller en août dernier à évoquer un impôt spécial pour les Blancs.

Si Jacob Zuma est renversé, l’exacerbation des tensions raciales pourrait s’accélérer. Julius Malema n’hésite pas à évoquer une rapide nationalisation des mines et une expropriation sans compensation des terres possédées par les Blancs. Des objectifs qui peuvent être jugés légitimes, mais dont la brutalité de la méthode pour y parvenir est crainte. La « nation arc-en-ciel » est un mythe encore encensé à l’étranger mais qui est à bout de souffle à domicile. »

De nombreux hommes d’affaires noirs le soutiennent. Une partie d’entre eux ont décidé en septembre dernier de quitter l’organisation unitaire du patronat sud-africain pour former le Black Business Council et défendre leurs propres intérêts. Noirs riches ou Noirs pauvres, la guerre des appétits est déclarée.

Suite, vidéo et commentaires sur Fortune

Afrique du Sud : Julius Malema encore une fois accusé de tenir des propos racistes (audio)

Julius Malema refait parler de lui en Afrique du Sud. Le président de la Ligue de la jeunesse de l’ANC a provoqué la polémique en traitant la minorité indienne d’Afrique du Sud de coolie.

Le mot de la discorde c’est « makula », en Sesotho, l’une des langues parlées en Afrique du Sud, cela veut dire les coolies, un terme péjoratif quand on parle des Indiens. »

Le Parti Chrétien Démocrate et l’Afrikaner Bond estiment que cela démontre l’intolérance de certains individus au sein de l’ANC à l’égard des minorités. Le principal parti d’opposition, l’Alliance Démocratique, a dénoncé «les propos profondément racistes» de Julius Malema. » RFI – 21/10/2011

Afrique du Sud : Julius Malema condamné pour incitation à la haine raciale par l’ANC (vidéo)

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Le président des jeunes du Congrès national africain (ANC), Julius Malema, a été reconnu coupable d’incitation à la haine lundi par un tribunal de Johannesburg pour avoir repris dans ses meetings la chanson historique de la lutte anti-apartheid « Tuez le Boer » (le fermier blanc).[...]

« Chanter ce chant constitue une incitation à la haine », a conclu le juge Colin Lamont, après près de deux heures de lecture des attendus du jugement, retransmis en direct à la télévision.

« Dubula ibhunu » est une célèbre chanson de la lutte anti-apartheid qu’il a remise au goût du jour et dont les paroles visent les fermier blancs, ou plus généralement les Afrikaners (blancs d’origine hollandaise) taxés dans la chanson de « violeurs » et « voleurs ».

Selon les partisans de Malema, dont une centaine s’étaient rassemblés devant la tribunal, ce chant, inoffensif, appartient à l’histoire du pays et ne visait personne en particulier, mais le système de l’apartheid en général.

« Ces paroles sont insultantes, déshumanisantes », a répondu le juge du tribunal. Depuis la fin de l’apartheid en 1994, « l’ennemi est devenu l’ami, le frère. Les membres de la société doivent accepter tous les citoyens comme leurs frères » et « cette nouvelle approche doit être encouragée », a-t-il ajouté.

Le juge a aussi souligné le « langage gestuel » utilisé par Malema qui reprenait la chanson en faisant semblant de tirer avec un pistolet.

Julius Malema, 30 ans, est par ailleurs poursuivi pour indiscipline par son propre parti, l’ANC[...]

Samedi, il a lancé une nouvelle salve contre la « minorité blanche » qui domine encore l’économie sud-africaine annonçant « la guerre », promettant de « marcher sur la bourse de Johannesburg » et traitant les fermiers blancs de « criminels » qui « ont volé notre terre », à l’occasion du 67e anniversaire de la Ligue de jeunesse.[...]

France24

(Merci à comissaire maigrof)