Le maire UMP d’Aix mis en examen pour prise illégale d’intérêts

Maryse Joissains, maire (UMP) d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), récemment réélue, a été mise en examen mardi soir pour prise illégale d’intérêts dans le cadre d’une affaire d’emplois présumés de complaisance, a-t-elle annoncé à l’issue de sa garde à vue.

Hebergeur d'imageConvoquée à 15 heures au TGI d’Aix-en-Provence, elle est ressortie peu avant minuit du bureau du juge d’instruction Marc Rivet, entourée de ses trois avocats, Gaëtan di Marino, Mireille de Portalon et Alain Roustan. « On a gagné à moitié, il y avait une imputation sur quatre fonctionnaires, et il demeure une imputation sur deux fonctionnaires », a commenté Maryse Joissains. « C’est un soulagement, et je suis persuadée que les nouveaux éléments que nous allons apporter entraîneront un non-lieu global », a-t-elle déclaré. [...]

Le Point

Aix-en-Provence. La maire UMP placée en garde à vue pour avoir favorisé Omar, son chauffeur

La maire (UMP) d’Aix-en-Provence risque d’occuper pendant quelques temps l’actualité judiciaire : Maryse Joissains-Masini a été placée en garde à vue ce jeudi dans le cadre d’une enquête sur des emplois présumés fictifs, notamment la promotion surprise de son chauffeur.

Maryse Joissains-Masini est entendue pour trafic d’influence et détournement de fonds publics. Sa garde à vue peut durer jusqu’à 24h.

Le juge Rivet soupçonne l’élue d’avoir aidé son chauffeur Omar Achouri à obtenir le statut le plus élevé de la fonction publique territoriale, la catégorie A, et d’avoir joué de son influence pour faire embaucher les enfants de ce dernier. L’un d’eux était employé comme surveillant de piscine et un autre au musée Granet.

(…) Le Parisien

Une «battue aux clandos» sans mobile raciste ?

Le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence juge ce lundi après-midi une soirée de violences contre des saisonniers clandestins à côté de Salon-de-Provence. Malgré des témoignages et des textos sans ambiguïté, la justice n’a pour l’instant pas retenu les motivations racistes.

(…) Libération

Cette prison qui « ne fait plus peur à personne » et « ne vaccine pas »

Début octobre, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, est partie « à la reconquête de l’opinion » concernant la prison et les sanctions pénales. (…) Pour La Provence, deux habitants du Jas, aujourd’hui en formation mais qui ont enchaîné les séjours à la prison de Luynes, et un ancien braqueur, parlent de cet endroit qui, selon eux, ne fait plus peur et ne vaccine pas.

« À un moment donné, ça en parle tellement dans le quartier que certains ont envie d’y aller, pour voir ce que c’est ! » lâche, sans sourciller, Sofiane, 24 ans dont 5 ans et demi derrière les barreaux. Aussi étrange que cela puisse paraître, le jeune homme aujourd’hui a priori « rangé des camions » comme l’on dit, parle de la prison. De cet endroit de privation de liberté, de cet endroit censé calmer les ardeurs délictuelles voire criminelles en devenir, en plein boom ou sur le retour. « Tu as de petites appréhensions, la première fois, mais les petites peines ça n’effraye personne ici, et franchement, après ça devient une routine : tu rentres, tu sors, tu rentres… »

On pourrait alors croire à des fanfaronnades. Mais des copains du Jas, habitués à séjourner à la prison de Luynes, détaillent : « Demain on me dit qu’on va taper pour 300 000 euros mais qu’il y a trois ans de taule au bout, et bien j’y vais quand même » dit un autre. « La moitié de mes connaissances sont en prison actuellement… » continue Sofiane pour finalement décrire un lieu qui n’aurait quasiment plus rien de contraignant aux yeux de certains délinquants. « Là-bas, tu as même plus de chaînes télé qu’à la maison… » lance, provocateur, Sofiane.

(…) La Provence

Merci à Padmé

Aix : manif étudiante contre Marine Le Pen

La présidente du Front National (FN) Marine Le Pen a donné aujourd’hui une conférence à l’Institut d’Etudes Politiques (IEP) d’Aix-en-Provence, pendant que plusieurs centaines d’étudiants manifestaient pour protester contre sa présence. [...]

Entre 200 à 300 étudiants hostiles à sa présence se sont rassemblés devant l’institut à l’appel de diverses organisations de gauche comme le Mouvement des Jeunes Socialistes, l’Unef et le NPA. Ils ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait notamment lire « Le racisme est un délit, pas une opinion » et « Vous avez le droit de vous exprimer, mais je ne vous ai pas invitée ».  »L’IEP, institution républicaine par excellence, participe à la stratégie de banalisation du Front National », a déploré Damien Zavernik, étudiant de l’IEP et coordinateur des Jeunes Ecologistes de l’université d’Aix-Marseille. « Cela me choque en tant qu’étudiant et en tant que citoyen », a-t-il ajouté.

« S’ils n’ont pas intégré ce qu’est la démocratie, c’est inquiétant pour la suite de leurs études », a estimé pour sa part Marine Le Pen, qui a dénoncé des « slogans outranciers et injurieux », assimilant le FN au fascisme et au nazisme.  »Le FN n’est pas un parti d’extrême droite », a-t-elle insisté devant des journalistes, soulignant qu’il représente « un Français sur quatre ».

Le Figaro

L’expo Camus et les guillotines en papier, par Michel Onfray

Michel Onfray vient d’annoncer sur Twitter qu’il renonçait à être le commissaire de la fameuse expo Camus d’Aix-en-Provence. Il avait répondu, ce jeudi dans l’Obs, à ceux qui lui reprochaient d’avoir accepté. Voici sa tribune.

Les guillotines en papier

Deux pleines pages dans «Libération» et un appel en une pour une thèse susurrée et reprise sous forme de vocifération depuis sur le net: j’aurais accepté le commissariat d’exposition Albert Camus à Aix-en-Provence à l’invitation de la mairie, qu’on présente comme d’extrême droite, fasciste, j’ai même entendu de la part d’un «historien»: «franquiste» ( !), parce que j’y défendrais l’OAS, les pieds-noirs, la colonisation, etc.

Personne n’a lu mon projet, personne n’a vu mon synopsis, personne ne m’a demandé ce que je me proposais de faire dans cette exposition, mais il suffit. Pour assassiner, rien de tel que l’usage des armes de destruction massive: antisémitisme, fascisme, racisme, colonialisme… J’ai l’habitude.

Ce que je suis, ce que je fais, ce que j’écris compte pour rien… Soixante livres parus, la création et l’animation bénévole depuis dix ans d’une université populaire à Caen, d’une université populaire du goût à Argentan depuis six ans, mes prises de position politiques publiques en faveur de la gauche libertaire, donc antilibérale, un gros livre de plus de cinq cents pages sur Camus dont le titre est «l’Ordre libertaire», la thèse de ce livre qui présente le philosophe comme emblématique du combat du socialisme libertaire au XXe siècle – tout cela est nul et non avenu.

Je suis le candidat de la mairie d’extrême droite (rappelons-le: UMP…) et mon exposition sera obligatoirement toute à la gloire de l’Algérie française célébrée par les gros colons, les terroristes de l’OAS, les pieds-noirs confits de ressentiment! Logique du tribunal révolutionnaire: accusation publique, condamnation systématique. On ne m’a pas entendu, mais j’ai déjà la tête coupée…

J’ai dit, mais je le répète car on ne veut pas l’entendre: l’éviction de Benjamin Stora n’est pas politique. (…)

Le nouvel Observateur

Aurélie Filippetti ne financera pas l’exposition Camus à Aix-en-Provence

Aurélie Filippetti a annoncé à Libération que l’exposition « Camus: l’homme révolté », qui devrait ouvrir ses portes en 2013 à Aix-en-Provence, ne bénéficiera ni du logo du ministère de la Culture ni du moindre financement. (…)

L’Express

Lire : Benjamin Stora – Michel Onfray : Filippetti dans la bagarre

Aix-en-Provence: 2 policiers matraqués

Deux policiers de la BAC ont été hospitalisés dans la nuit de samedi à dimanche après avoir été agressés par de jeunes voleurs présumés, inconnus des services de police, qu’ils tentaient d’interpeller dans le centre-ville. Au moment où les policiers maîtrisaient un adolescent de 17 ans qui s’intéressait vers 4H00 du matin à des véhicules en stationnement, son complice, 18 ans, en a frappé un sur le crâne à l’aide d’une bouteille de champagne pour s’échapper.

Le même homme, voyant qu’il était sur le point d’être arrêté à son tour, s’est alors servi de la bouteille pour assommer d’un violent coup au visage un second policier qui doit être opéré lundi en vue d’une reconstruction faciale après s’être fait signifier un mois d’ITT.

Selon le délégué zonal adjoint du syndicat de policiers Alliance, David Olivier Reverdy, on assiste dans la région à une montée nette de la violence à l’encontre des forces de l’ordre. Pour le syndicaliste, « la BAC aixoise a déjà subi la perte de l’un des siens dans une fusillade à la Kalachnikov, ses membres sont visés régulièrement par des tirs d’armes à feu, face à des violences gratuites, seules des peines planchers peuvent dissuader des délinquants en perte de repères. »

Arrêté dimanche après-midi à son domicile de Pertuis (Vaucluse), le jeune majeur a été placé en garde à vue avec le mineur au commissariat d’Aix-en-Provence.

Le Figaro

Merci à SaintJores50

Aix-en-Provence. Khaled, 45 ans, condamné à 6 mois de prison ferme pour avoir violé Matthias, 15 ans

Matthias, 15 ans en 2009, avait été contraint de pratiquer une fellation.

Le président rappelle ces minutes qui ont brisé l’innocence de Matthias, un être à la base déjà fragile, qui n’avait que 15 ans en ce mois de mars 2009. Deux mètres devant, Khaled Ben Brahim, 45 ans, des cheveux déjà quasi blancs, un français plus qu’hésitant retranscrit par une traductrice, mais un mot à la bouche : « Jamais. »

Jamais, il le jure, il n’a forcé Matthias à lui embrasser le sexe puis à lui pratiquer une fellation. Jamais il ne s’est retrouvé seul en sa compagnie dans le petit studio. Jamais Matthias n’est entré dans son cocon : « On se disait juste bonjour, bonsoir, quand on se croisait… Mais je laissais souvent la porte ouverte alors peut-être qu’il a pu voir mon intérieur » répond-il à l’argument choc de l’avocat de Matthias, Me Lucien Simon : « Le gamin a décrit en détail ce studio aux enquêteurs ! »

En audition, Khaled, décrit comme un homme « ordinaire et apprécié » a invoqué sa culture et sa religion comme un rempart à ce genre d’acte déviant. « Alors comment se fait-il que ce gosse soit bousillé, s’il a menti ? Pourquoi connaît-il par coeur ce studio ? Pourquoi a-t-il voulu partir vivre chez sa grand-mère, si ce n’est pour s’éloigner de cette maison ? Et pourquoi affirme-t-il que le prévenu lui a dit ‘Fais bisou, fais bisou’ et comme par hasard, ce monsieur a du mal à parler correctement français ? »

« Comment aurait-il pu savoir que le prévenu se rasait les poils pubiens ? »

La procureur continue dans l’interrogation, aux allures de preuve flagrante : « Et comment aurait-il pu savoir que le prévenu se rasait les poils pubiens ? » Le tribunal a condamné Khaled Ben Brahim à deux ans de prison dont 18 avec sursis, et l’obligation d’indemniser la victime.

La Provence

Merci à G0rille

Aix-en-Provence. Malik condamné pour avoir enlevé et séquestré sa petite amie Agnès

Dans le box, le jeune Malik Djebbour, jugé pour séquestration, menaces de mort, vol de portable et violences. La victime, Agnès, est son ex copine, mineure (son prénom a été modifié). « Mais moi, je savais pas qu’elle était aussi jeune, je croyais qu’elle avait ses 18 ans ! » tente le prévenu. Qui sait que la partie va être serrée, compte tenu des 16 condamnations inscrites sur son casier judiciaire et du traumatisme d’Agnès.

Le 10 avril dernier, cet Aixois va chercher Agnès chez elle pour aller au cinéma. Ils n’iront jamais. Le couple prend la direction d’Aix et s’arrête sur une aire d’autoroute. Là, la jeune fille tente de fuir : « Elle dit s’être fait frapper et demande de l’aide à un chauffeur routier en train de faire sa prière musulmane. Il lui répond que c’est normal, elle est une femme. »

Arrivé à Aix, il conduit son amie sur une petite route près de chez lui. C’est là qu’un équipage de police croise la voiture. « Les policiers voient une jeune femme assise à côté de vous. Elle est en larmes, échevelée, son tee-shirt déchiré » précise la juge. Djebbour tente d’expliquer qu’il voulait la ramener chez elle, appeler sa mère, surtout pas lui faire du mal.

Reste ces embarrassants trois jours d’ITT. « Je lui ai pas mis de coup de clé sur la jambe. Si je lui ai coincé la jambe dans la portière, c’est pour qu’il lui arrive rien. » Si ce n’est que selon Agnès, c’est la troisième fois que Malik l’a frappée. La fois précédente, il lui reprochait, selon elle, de s’être trop maquillée. La juge tente de faire comprendre la situation au prévenu, démuni : « Elle est très jeune, vous n’étiez peut-être pas sur la même longueur d’ondes. Vous avez un peu perdu les pédales… »

L’avocat de la partie civile, Me Martens-Mestre, évoque un guet-apens : « Il la terrorise, la menace de mort, la frappe. Et les menaces de mort, elle les croit. Sa chance, c’est qu’ils ont croisé une patrouille de police sur cette route isolée. » Avant de passer à ses réquisitions, le procureur Madeleine Pozzo reprend le casier judiciaire du prévenu, où s’empilent les condamnations pour violences, violences aggravées, violences sur personne chargée d’une mission de service public… « Et on veut nous faire croire qu’il ne connaissait pas son âge. Il veut se faire passer pour une victime. Elle reçoit des coups de poing et de pied quand elle est à terre« .

Malik écope de 18 mois de prison et devra verser 2 000 € pour le préjudice moral.

La Provence

(Merci à Lilib)