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Paris – L’attaque à la machette avait suscité l’inquiétude, mais aussi une polémique après un appel à ne pas porter la kippa dans la rue: un lycéen radicalisé est jugé mercredi et jeudi à Paris pour avoir tenté d’assassiner un enseignant juif en janvier 2016 à Marseille.

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Le procès, à huis clos, qui va s’ouvrir est inédit à plus d’un titre. C’est la première attaque à caractère jihadiste commise ces dernières années sur le sol français à être jugée et la première fois qu’un tribunal pour enfants juge en matière criminelle terroriste, selon l’avocat de la victime.

Agé de 15 ans au moment des faits, l’adolescent, un Turc d’origine kurde – une communauté dont des milices combattent le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak – avait dit avoir agi “au nom d’Allah” et vouloir “+planter+ les juifs et les policiers”, qualifiés de “mécréants”.

Il s’était aussi réclamé de l’EI, tout en assurant en garde à vue avoir agi seul. Le groupe jihadiste lance des appels à ses partisans pour des passages à l’acte isolés dans des pays qu’il considère ennemis, comme la France.

Il doit comparaître devant le tribunal pour enfants, statuant en matière criminelle, pour tentative d’assassinat, aggravée en raison de l’appartenance de la victime à une religion déterminée et en relation avec une entreprise terroriste. Agé de moins de 16 ans, à une semaine près, lors des faits, il bénéficie automatiquement de l’excuse de minorité, et la peine maximale encourue – la perpétuité dans le cas d’un adulte -, est réduite à 20 ans de prison.

L’Express

Merci à Neuneu

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