Màj du 14/12/2014 : De l’Hérault au djihad : un tsunami de réactions républicaines à Lunel.
Les propos du président de l’Union des musulmans de Lunel (Hérault), refusant de condamner le départ de jeunes Lunellois, choquent.
(…) Durant toute la journée, les condamnations ont plu sur le refus de ce dernier de condamner le départ d’une dizaine de jeunes au djihad.
Politiques scandalisés

Le préfet de l’Hérault, Pierre Bousquet, fait part de sa “consternation”.
Le maire divers droite de Lunel, Claude Arnaud, a ainsi condamné “l’ambiguïté”, “le trouble coupable” ajouté à une “situation déjà complexe”. (…)
Le conseiller général PS Claude Barral faisant lui aussi cette constatation, avant de parler de “propos irresponsables”, faisant “le lit des adversaires de la démocratie”. Les mots de M. Goumri sur François Hollande, censé représenter “la plus grosse filière jihadiste”, ont – entre autre chose – fait hurler les députés PS Fanny Dombre-Coste et Patrick Vignal. Ils ont condamné des propos “indignes” et “abjects” : “Ils mettent en péril notre pacte républicain et laïc, ainsi que la cohésion nationale.” Et de rappeler “l’engagement contre le fanatisme, l’intégrisme et le djihadisme” du président de la République.
Ils annoncent leur intention de saisir Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman. La fédération PS de l’Hérault les a rejoints dans leur condamnation et réclame que le reste de la mosquée désavoue M. Goumri.
Merci à lilib
TÉMOIGNAGE EXCLUSIF | Deux jeunes de Lunel ont été tués en Irak le week-end dernier. Depuis, le maire demande à la communauté musulmane de condamner clairement et fermement ces départs. Une condamnation qui ne viendra pas, nous dit un responsable. (…)

“Ces deux nouveaux décès appellent une réponse forte”, avait alors lancé le maire de Lunel, Claude Arnaud. “Je demande aux services de l’État d’agir au mieux et au plus vite. Je souhaite également que les représentants des musulmans de Lunel s’expriment clairement pour condamner fermement ces départs”.
Une condamnation qui ne viendra pas de la mosquée de Lunel. Houcine Goumri, président de l’association “Union des musulmans de Lunel”, qui se charge du lieu de culte, explique qu’il connaissait les deux jeunes, “super”, “serviables”, “aimés de toutes parts” et dont il ne soupçonnait pas qu’ils voulaient partir.
“Je ne condamne pas du tout ces départs. Les gens sont libres de partir ou de rester : il y a des gens qui pensent que c’est un djihad, d’autres qui pensent que là-bas il y une injustice à combattre. La mosquée n’a pas à condamner ou ne pas condamner ces départs-là. Elle ne dira pas “c’est des héros, c’est des martyrs”. Elle ne dira pas “c’est des zéros”.
“Nous, on n’a pas à les juger. Seul Dieu les jugera, en espérant qu’il les accueille dans son paradis s’ils avaient une bonne intention.”
Pour lui, la mosquée n’est pas responsable de cette radicalisation, même s’il ne condamne pas pour autant leur décision d’aller combattre Bachar al-Assad. (…)





