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Dans son rapport 2011, la simple demande d’un agent de l’ANPE à une femme voilée pour savoir si elle garderait son voile pour travailler est répertoriée comme islamophobe.

(…) Même s’il y a, à ce titre, une divergence entre le CCIF et le Conseil français du culte musulman (CFCM), qui, lui, a signé une convention avec le ministère de l’Intérieur créant un Observatoire de l’islamophobie. Abdallah Zekri, président de cette structure, commente:

«Le CCIF nous reproche de “collaborer” avec le ministère, mais oublie de dire qu’il a essayé, par notre intermédiaire, d’être reconnu comme partenaire officiel. Le minis­tère de l’Intérieur a refusé.»

Un «islam identitaire agressif»

(…) Le CCIF incarne un «islam identitaire agressif», explique un expert reconnu. «Conduit par une jeune génération de musulmans nés en France, il s’est affranchi des grandes fédérations instituées et travaille en réseau avec une stratégie médiatique moderne, peu soucieux des questions du culte, mais en pointe pour une présence musulmane dans la société civile.»

En attendant, plusieurs interlocuteurs représentant les grandes sensibilités de l’islam de France, assurent que la campagne publicitaire du CCIF est «très appréciée» par la communauté musulmane, qui se plaint à l’unisson d’une «montée en flèche» de l’islamophobie en France.


Droit de réponse du CCIF
À la suite de l’article du 15 novembre 2012 intitulé «Le CCIF, une association qui milite pour le port du voile», le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) souhaite préciser la chose suivante:
Membre spécial consultatif de l’ONU, le CCIF est une association antiraciste, non confessionnelle. Il n’encourage ni ne décourage le port du voile par les femmes musulmanes. Le CCIF défend simplement le droit de manifester ses croyances religieuses, protégé par les conventions internationales et le droit national, notamment la loi de 1905. Ce droit appartient à tout(e) croyant(e): aux porteurs / porteuses de kippa, d’une croix, d’un voile ou d’un turban…
C’est pourquoi le fait pour une conseillère du Pôle Emploi, agent public assujetti au devoir de neutralité, de demander à une candidate à l’emploi voilée si elle ôterait ou non sa coiffe dans l’exercice de son travail et d’affirmer qu’elle ferait mention du port de son voile, constitue une violation flagrante de la loi.
En réalité, le CCIF ne se focalise nullement sur le voile, ce sont certains éléments de notre société qui le sur-médiatisent. Le CCIF ne fait que défendre, parmi d’autres, les femmes qui choisissent librement de le porter, et qui constituent les premières victimes de l’islamophobie. Il s’oppose à la manipulation du voile comme prétexte pour refuser la participation de ces femmes dans la société.
Enfin, contrairement à ce qu’affirme, dans votre article, un «expert reconnu» mais anonyme, le CCIF n’incarne nullement un «islam identitaire agressif». Association non confessionnelle, le CCIF n’incarne pas l’islam, et encore moins un islam «identitaire agressif». il défend les droits d’individus de confession musulmane en tant que citoyens à part entière et non à part, droits expressément garantis par la Constitution française et les traités internationaux.
Samy DEBAH
Président du CCIF

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