Dans une tribune publiée par Le Monde, le docteur en sciences politiques et activiste Sébastien Thiéry reproche à une partie de la gauche de minimiser les transformations migratoires à venir par peur d’alimenter les discours de la droite.
Il parle d’un « migratoscepticisme » et établit un parallèle avec le climatoscepticisme : selon lui, le changement climatique annonce un « choc migratoire » que la gauche devrait reconnaître et anticiper.
Son diagnostic ne débouche toutefois pas sur une politique de réduction des flux. Au contraire, il appelle à bâtir de nouvelles infrastructures d’accueil et défend l’idée d’un grand « ministère de l’hospitalité ». La tribune est intéressante précisément parce qu’elle reconnaît l’ampleur possible du phénomène tout en proposant une réponse politique opposée à celle des partisans d’un durcissement migratoire.



