Le premier roman de Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir, l’un des phénomènes de la rentrée littéraire 2026, est au cœur d’une polémique après des analyses publiées sur X affirmant que de nombreux passages auraient été générés par intelligence artificielle.
Le compte « Balance ton Claude » affirme avoir soumis plusieurs extraits du livre au détecteur Pangram et obtenu, à de nombreuses reprises, des résultats les classant comme issus d’une IA. Ces résultats ne constituent toutefois pas, à eux seuls, une preuve de l’origine du texte : les détecteurs d’IA reposent sur des probabilités et peuvent produire des erreurs.
Le livre de l’écrivain québécois d’origine haïtienne, né en Haïti en 1988, a déjà reçu plusieurs distinctions, dont le Prix du Roman Fnac 2026, et figure dans plusieurs sélections de grands prix littéraires. Grasset le présente comme l’un des phénomènes littéraires de l’année.
Juliette Briens a par ailleurs publié sur X plusieurs captures de discussions Facebook montrant que certains lecteurs relevaient déjà, avant la polémique actuelle, des répétitions et des particularités stylistiques. L’une des lectrices évoquait notamment des « tics d’IA ».
Contacté par BFMTV, Grasset a rejeté les accusations en les qualifiant de « rumeurs ». Une source proche de l’auteur citée par la chaîne s’interroge : « Est-ce la concurrence qui cherche à nuire à ce jeune auteur qui est cité dans plusieurs prix littéraires comme le Renaudot ? Est-ce parce que Thélyson est noir et haïtien ? »
À ce stade, l’utilisation d’une IA pour rédiger le roman n’est pas établie publiquement. La polémique porte donc sur des détections algorithmiques et des observations de lecteurs, contestées par l’éditeur.



