02/09/2026
Quatre hommes ont été jugés ce mardi 1er septembre à Cahors pour avoir violemment agressé des adolescents lors de la Fête de la musique à Figeac. Deux d’entre eux ont été condamnés et les deux autres ont été relaxés. Les victimes, âgées de 15 à 16 ans, souffrent de traumatismes physiques et psychologiques.
[…]« Cette nuit du 21 juin, nos enfants sont partis avec leur insouciance, ils sont revenus comme des victimes », raconte une mère de famille. Les quatre hommes accusés du passage à tabac en réunion qui avait secoué la ville de Figeac en marge de la Fête de la musique étaient jugés ce mardi 1er septembre, au tribunal de Cahors. Un jour de rentrée scolaire qui avait un goût amer pour les familles des victimes. Les quatre mineurs n’étaient pas présents au tribunal, mais leurs parents ont fait le déplacement pour témoigner de l’horreur vécue à la suite de cette agression.
Durant cet événement populaire, ils passaient un moment ensemble, puis en fin de soirée, ils décident d’aller chercher un sac à dos, qu’ils avaient laissé sous une voiture. « Mon fils était au mauvais endroit, au mauvais moment », témoigne la mère à la barre du tribunal. Se trouvait là, un groupe de sept personnes, qui, il semblerait, n’ont pas bien compris ce que faisaient ces jeunes autour de ce véhicule. « On a cru qu’ils prenaient le sac de Sofiane*», indique Yassine*, l’un des prévenus, placé en détention provisoire et ayant commis les faits en état de récidive. Il décide alors de les suivre et commence un passage à tabac sur les lycéens. Des coups de poing, des coups de pied, des gifles… Les quatre victimes se retrouvent avec des traumatismes physiques et psychologiques importants. Plusieurs opérations ont été nécessaires pour les mineurs, certains sont encore en parcours de soin, deux mois et demi après les faits. L’un d’entre eux aurait reçu un coup de bouteille en verre sur la tête, une version qui divise au sein du tribunal, par manque de preuve.
[…]Mehdine* est déclaré coupable et est condamné à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 assortis d’un sursis probatoire et maintien en détention. Yassine*, lui, écope de la peine la plus lourde : 24 mois d’emprisonnement, maintien en détention, trois mois supplémentaires pour l’évasion et son sursis probatoire de six mois est révoqué, soit 33 mois de prison. Il a également une interdiction du territoire français pendant trois ans.
*Les prénoms ont été modifiés
01/07/2026
En pleine rue, quatre lycéens ont été victimes d’une agression, qui semblerait s’être passée rapidement et qui a été particulièrement brutale. Deux d’entre eux, des mineurs, souffrent de blessures importantes : une fracture du plancher orbital (10 jours d’ITT) pour l’un et une double fracture de la mâchoire pour l’autre (21 jours d’ITT). Ce mardi 30 juin, les quatre présumés auteurs de cette agression sont convoqués devant le tribunal de Cahors, dans le cadre d’une comparution immédiate. Ils auraient roué de coups les lycéens, notamment avec un objet en verre. Deux d’entre eux, Mehdine, âgé de 19 ans, et Ali, âgé de 18 ans, comparaissent dans le box après avoir été placés en détention provisoire ce dimanche 28 juin. Les deux autres, Bilal* et Joseph*, âgés respectivement de 30 et 23 ans, ont, eux, été placés sous contrôle judiciaire.
Dans le cadre de ce type de comparution, l’audience débute par une question simple : souhaitent-ils être jugés immédiatement ou demander le renvoi de l’affaire pour préparer leur défense avec leur avocat ? La réponse est unanime : tous souhaitent être jugés ultérieurement.
Au cours de cette audience, ce ne sont donc pas les faits qui sont abordés mais bien la personnalité des quatre mis en cause. Le premier, le plus jeune, Ali, a déjà une mention à son casier judiciaire. En janvier dernier, il a été condamné dans le cadre d’une affaire de rodéo urbain à six mois de prison assortis d’un sursis probatoire. Pour les autres, aucune mention n’a été relevée “même si l’identité n’a pas pu être vérifiée”, indique la présidente. Tour à tour, leur situation personnelle est évoquée. Ali est arrivé en France il y a trois ans à la recherche d’un travail pour financer les traitements de ses parents qui vivent en Tunisie. “Je n’ai pas envie d’aller en prison. Il y a douze jours, j’ai perdu mon père et j’ai un bébé de six mois”, avance celui qui a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis fin 2025.
Mehdine, lui, est également né en Tunisie. Arrivé en France en 2023, le jeune de 19 ans bénéficie actuellement d’un contrat jeune majeur. “J’ai fait une erreur de jeunesse, je ne referai plus jamais quelque chose comme ça. Je ne veux pas rester en prison, je n’arrive même pas à dormir”, confie celui qui est actuellement dans une cellule avec deux autres codétenus. Son avocat, Me Mallemouche, insiste : “La détention provisoire doit être l’exception. J’ai plutôt l’impression que c’est systémique.” La robe noire plaide un placement sous contrôle judiciaire, à Saint-Céré, où il bénéficie d’un logement. Le tribunal a finalement suivi les réquisitions de la procureure et décide du maintien en détention jusqu’au procès.


