Selon Le Figaro, la feuille de motivation de la condamnation montrait sa volonté “d’imposer la charia par la force dans les territoires conquis” et “son rejet total des valeurs et règles de la société française”. Lors de son arrestation en 2014, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, le qualifiait de “dangereux et susceptible d’agir sur le sol français”. L’administration a donc accepté avec diligence sa demande d’auto-déchéance de nationalité. “Je ne me suis jamais senti Français et je le serai jamais”, écrivait-il alors dans une lettre à la préfecture de l’Indre depuis la prison de Saint-Maur, près de Châteauroux, où il était incarcéré.
Ellipse jusqu’à avril 2026. Tewffik Bouallag est libéré de prison après avoir purgé sa peine (12 ans après son arrestation). Il ne retrouve cependant pas la liberté, et est envoyé directement au CRA de Lesquin, où il réside. “Depuis mon placement en centre de rétention, je demande à plusieurs reprises à être renvoyé en Algérie, conformément à mon souhait de quitter définitivement la France. À ce jour, cette situation n’a toujours pas été résolue”, écrit-il dans son mail à ICI Centre-Val de Loire.
Sollicitée, la préfecture du Nord confirme sa situation, et assure que le blocage vient de l’autre rive de la Méditerranée : “La préfecture a saisi, il y a plusieurs semaines, les autorités consulaires algériennes de cette situation, qui sont en train de l’examiner.” Pas plus d’élément, dont acte. Le consulat d’Algérie à Lille, lui, n’a pas répondu aux sollicitations d’ICI Centre-Val de Loire. Le ministère des Affaires étrangères renvoie vers le ministère de l’Intérieur, qui n’a pas répondu non plus.
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