Loon-Plage (59) : des migrants observent avec perplexité des clowns bénévoles. Selon The Telegraph, à seulement 50 mètres de là, des bandes de passeurs kurdes se blottissaient dans des tentes et planifiaient la prochaine série de traversées de la Manche pic.twitter.com/ZYdbeML3vS
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La file de migrants observait avec perplexité les clowns bénévoles qui tentaient de leur remonter le moral .Mais le numéro de jonglage de Laurence Quetel, 67 ans, et de sa troupe en salopette, n’a guère suscité un sourire chez les spectateurs qui attendaient leur déjeuner. C’était une représentation incongrue dans le camp sordide de Loon-Plage, à la périphérie de Calais, où 2 500 personnes attendaient de pouvoir embarquer pour le Royaume-Uni.
À seulement 50 mètres de là, des bandes de passeurs kurdes se blottissaient dans des tentes et planifiaient la prochaine série de traversées de la Manche.
Des bandes criminelles contrôlent et régissent le camp en le divisant en deux. Une partie est réservée aux migrants et aux travailleurs humanitaires, l’autre aux passeurs.
Les criminels complètent leurs revenus en vendant des paquets de cigarettes, des boissons gazeuses ou en rechargeant des téléphones portables depuis leurs tentes délabrées.
La violence a ravagé Loon-Plage, avec des guerres de territoire sporadiques entre des bandes de passeurs kurdes et afghanes qui se disputent le contrôle des plages de la côte nord de la France.
Les gangs entretiennent une relation symbiotique difficile avec les organisations humanitaires, leur permettant de fournir gratuitement aux migrants de la nourriture, des médicaments, des installations sanitaires et des gilets de sauvetage.
En échange, les volontaires devaient fermer les yeux sur leurs activités criminelles, selon une source kurde bien informée.
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