Le football féminin n’est pas épargné par la violence. Au Havre (Seine-Maritime), une jeune footballeuse de 16 ans, gardienne du FC Saint-Lô (Manche), a été victime ce week-end d’une très violente agression par un groupe de prétendues supportrices.
« C’est un match où il n’y avait plus aucun enjeu. Et notre joueuse se retrouve hospitalisée avec un nez cassé, un traumatisme crânien et des blessures sévères aux genoux. Ça va s’arrêter où ? Franchement, je suis moi-même papa et j’ai peur. La prochaine fois, il se passera quoi ? Ses agresseurs sont des jeunes filles mineures qui ont transformé cette fête du sport en un drame. »
Denis Lavalley, le président du FC Saint-Lô (Manche), est bouleversé. Samedi, après-midi, son équipe féminine U18 affrontait Le Havre en demi-finale de la Coupe de Normandie. Derrière le but des Saint-loises, un groupe de jeunes filles invective et insulte la gardienne pendant de longues minutes. À tel point que la joueuse s’en plaint à l’arbitre, qui demande aux supportrices de se calmer. Un membre du staff havrais vient lui aussi tenter de calmer le petit groupe.
Mais, à la 75e minute, alors que le score est de 8-0 en faveur des Havraises et que le match ne présente donc plus aucun enjeu sportif, le ballon sort derrière le but de la gardienne manchoise. Elle s’apprête alors à le récupérer quand, soudain, le petit groupe de jeunes filles qui la provoquait sans relâche déferle sur elle, la rouant de coups de pied et de coups de poing, avant de s’éloigner et de la laisser gisante sur le terrain.
Sous la violence des coups, la jeune joueuse perd connaissance. Elle est alors secourue par les pompiers, qui la transportent aussitôt en état d’urgence à l’hôpital pour des examens qui révéleront donc un traumatisme crânien, une fracture au nez et des contusions aux jambes. Présents au moment des faits, les parents de la jeune fille, traumatisés, ont immédiatement porté plainte. Les jeunes agresseuses n’ont pas encore été identifiées.
[…]

