Un animateur d’une école parisienne poursuivi pour agressions sexuelles sur mineurs a été relaxé mardi par le tribunal correctionnel, qui a estimé que l’infraction n’était pas suffisamment caractérisée.
Il s’agissait de la première affaire jugée depuis la multiplication d’accusations de violences dans le périscolaire parisien : depuis début 2026, 78 agents ont été suspendus dans les écoles de la capitale, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles.
Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a certes relevé un « comportement inapproprié » de la part du prévenu, mais a également constaté que « les éléments fournis par l’enquête n’ont pas permis de démontrer le caractère humiliant et dégradant des gestes reprochés ».
Les magistrats ont encore considéré que l’agent municipal « aurait dû faire l’objet de rappels à l’ordre » et d’une « formation », sans que ses agissements soient « constitutifs d’une infraction pénale ». Le tableau clinique psychologique des enfants qui se sont prévalus d’une agression peut « également résulter de la médiatisation » de l’affaire, ont estimé les juges.
Lors de l’audience du 5 mai, qui s’était déroulée à huis clos, une peine de dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis avait été requise par le procureur à l’encontre de l’animateur.
Selon l’accusation, Nicolas G., 47 ans, avait coutume de surnommer certains enfants « la plus belle », « mon cœur » ou « mon trésor », ainsi que de leur raconter des histoires de viol, de prendre l’une des élèves sur ses genoux ou de toucher la poitrine d’une autre. « Je te ferais des bisous partout si je pouvais », aurait-il encore lancé à l’une des fillettes, selon les propos que les enfants avaient rapportés à leurs parents.
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