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Lundi 13 avril, deux hommes se sont fait exploser à une quarantaine de kilomètres d’Alger, où le souverain pontife débutait sa tournée africaine. Ce projet terroriste avorté a été gommé du récit officiel de sa visite historique.

Dans le sillage de Léon XIV, on ne sait rien. Ambiance ouatée et protocole millimétré. Du Mémorial du martyr (Maqam Echahid) à la basilique Notre-Dame d’Afrique, en passant par la Grande Mosquée d’Alger, les étapes de cette journée inaugurale de la visite du pape en Algérie – une première historique – s’égrènent ce lundi 13 avril comme convenu, cortège encadré de serpentins de policiers en poncho de pluie blanc sous un ciel mouillé.

Nul n’a eu connaissance du double attentat kamikaze qui a enfiévré, dans la matinée, Blida, située à une quarantaine de kilomètres de la capitale algérienne. Deux morts – les terroristes ayant précipitamment activé leur ceinture explosive – et quelques blessés. Rien de spectaculaire : l’Algérie a connu bien pire pendant la « décennie noire » des années 1990, qui n’est qu’un lointain souvenir. Mais le symbole de cette action ciblant un commissariat de police en marge de la visite papale est puissant. Et il faut l’annihiler du récit officiel sur une Algérie recouvrant son influence internationale jusqu’à être honorée de la présence du chef du Vatican.

D’où la décision des autorités d’imposer un silence total sur un incident sécuritaire susceptible de gâcher la fête. Le black-out a été absolu dans la presse algérienne. Chacun s’est exécuté au grand désespoir des nostalgiques d’un journalisme qui fut mordant et parfois insolent en Algérie jusqu’au début des années 2020. « Il y a encore quelques années, les journalistes se rendaient immédiatement sur les lieux, cherchaient des témoins », se désole un rédacteur algérois. Une ère révolue à l’heure de l’assèchement du champ médiatique.

Dans la « bulle » des envoyés spéciaux couvrant la visite, on ne sait donc rien. Les premiers échos – des vidéos crues – circulant sur les réseaux sociaux, et répercutés par les sites Internet des rédactions parisiennes, suscitent l’incrédulité. Certains soupçonnent même une intox. Interrogés, les officiels du Saint-Siège renvoient aux autorités algériennes, lesquelles n’en finissent pas de se murer dans un mutisme de marbre. Sur les réseaux sociaux, les partisans du régime allument des contre-feux en affirmant que les explosions seraient dues à des bonbonnes de gaz, voire que les images de l’attentat renvoient à une période passée. En somme, le message est : « Circulez, il n’y a rien à voir. »

L’incrédulité se prolonge également parce que l’Agence France-Presse (AFP) met vingt-quatre heures à publier une dépêche. Ses protocoles de vérification sont très stricts, garants de sa crédibilité. Mardi 14 avril à 12 h 25, l’agence valide enfin l’existence d’un « double attentat-suicide » survenu, la veille, à Blida, après avoir « authentifié » les images issues des réseaux sociaux, citant au passage une « source occidentale informée du dossier ».

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La double explosion a provoqué une vive émotion dans tout le quartier, déclenchant mouvements de foule et cris de peur. Et ce, bien qu’aucune victime n’ait eu à être déplorée en dehors des deux kamikazes. Ce projet d’action terroriste, qui a de toute évidence avorté, révèle un amateurisme renvoyant à des « loups solitaires », faiblement formés et équipés.

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Le Monde

Le communiqué effacé de l’Union africaine trahit une vérité que le régime algérien tente d’étouffer :


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