22/02/26
9/07/25
La ministre chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a annoncé mercredi sur France 2 la création d’une coalition d’associations destinée à renforcer la lutte contre la haine en ligne. L’État apportera un soutien financier accru à ces structures afin d’améliorer l’efficacité des signalements.
Selon la ministre, ces associations pourront désormais « pouvoir signaler » les contenus haineux de façon « à ce qu’ils soient retirés de manière beaucoup plus rapide ». Les propos visés concernent les discours à caractère antisémite, raciste, anti-musulmans, homophobe ou misogynes. Elles seront « en lien direct avec l’Arcom, l’autorité de régulation, de manière à ce qu’elles soient prioritaires ».
La coalition regroupe notamment le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), la Fédération des centres LGBTI+, Flag!, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), Mouvement du Nid, Osez le féminisme !, le Planning familial, Respect Zone, SOS Homophobie, SOS Racisme et Addam. D’après l’entourage de la ministre, ces associations, déjà financées par l’État, bénéficieront de moyens supplémentaires pour recruter du personnel dédié à la lutte contre la haine en ligne.
« C’est un enjeu démocratique majeur, c’est un enjeu de santé publique pour nos enfants, pour nos adolescents », a insisté Aurore Bergé. Elle a rappelé avoir reçu début juin puis lundi les principales plateformes numériques — Meta, Snapchat, TikTok, Twitch et YouTube — afin de leur rappeler leurs obligations. « Il faut faire cause commune », a-t-elle déclaré, prévenant que la France engagerait, avec l’Union européenne, « toutes les sanctions nécessaires » en cas de manquement.






