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Affaire Epstein : quand l’ancien premier ministre de gauche israelien Ehud Barak voulait grand-remplacer les Séfarades par des « jeunes filles, grandes, minces » russes et non-juives

Un enregistrement sonore dévoilé par le département américain de la Justice, dans le cadre de l’affaire Epstein, met en cause l’ancien premier ministre israélien Ehud Barak. Sans présumer d’un acte pénalement répréhensible, la teneur de ses propos sur l’immigration en Israël suscite une vive controverse dans le pays.

Au cours d’une rencontre de plus de trois heures avec Jeffrey Epstein, dont la date serait située autour de 2013 ou 2014, Ehud Barak expose sa vision d’une immigration « plus sélective » que celle des fondateurs de l’État d’Israël. Il critique les vagues migratoires passées, notamment en provenance d’Afrique du Nord et des pays arabes, estimant qu’Israël dispose désormais des moyens de mieux « contrôler la qualité » de son immigration.

Pour y parvenir, l’ancien chef du gouvernement évoque l’idée d’une conversion massive au judaïsme, passant par un assouplissement des règles et la remise en cause du monopole du rabbinat orthodoxe sur le mariage, les funérailles et la définition du judaïsme. Selon lui, cette ouverture permettrait d’accueillir jusqu’à un million de nouveaux arrivants dans un pays qu’il décrit comme prospère et attractif.

Dans l’enregistrement, Ehud Barak fait référence à l’immigration en provenance de l’ex-URSS dans les années 1980 et 1990, qu’il juge déterminante pour Israël. Il affirme notamment : « Je disais souvent à Vladimir Poutine : “Ce qu’il nous faut, c’est juste un million de plus”. […] Beaucoup de jeunes filles viendraient. Grandes. Minces. » Des propos que le rabbin Pinchas Goldschmidt a qualifiés d’initiative « folle », affirmant y avoir mis fin lorsqu’il était grand rabbin de Moscou.

Réagissant à la publication, l’actuel premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a dénoncé sur le réseau social X une « révélation stupéfiante », accusant Ehud Barak et la gauche israélienne de vouloir « remplacer le peuple » lorsqu’ils échouent dans les urnes.

Le Figaro

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