À la suite de récents rapports officiels, l’État s’inquiète d’un « islam municipal » et de listes communautaires aux élections de mars. Réel dans certaines villes, selon les autorités, le phénomène reste à ce stade très minoritaire.
« Pff, j’en ai marre de ce sujet. Je veux une campagne apaisée… » Quand il décroche son téléphone, Patrick Chaimovitch ne cache pas son agacement. Encore quelqu’un qui veut lui parler d’entrisme à Colombes, la ville des Hauts-de-Seine qu’il dirige depuis 2020, arrachée à la droite. « Vous n’avez pas de preuve ! » tonne le maire sortant écologiste. En réalité, il y a bien des faits. Comme l’éviction récente de Stéphane Tchouhan, son directeur de cabinet. En cause : outre son poste en mairie, ce converti dirigeait ce qui s’apparente à une école coranique, où s’affichaient des posters de gens sans visage ― caractéristique d’un islam radical. ils auraient aussi dans le viseur huit élus de sa majorité, notamment liés à des degrés divers à l’association Musc, qui gère une salle de prière jugée « rigoriste » par les renseignements territoriaux.
Sous couvert d’anonymat, une source chiffre à « quelques dizaines » le nombre de communes concernées, sur 35 000. Certains préconisent une solution radicale. « Les renseignements doivent passer au crible les candidatures douteuses », demande Gilles Platret, maire (DVD) de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), souhaitant que les préfets puissent suspendre des candidatures. Toutes les lois, décrets, juges ou préfets n’effaceront pas la nécessité pour les partis politiques de lutter contre ces idéologies, à commencer par l’entrisme dans les listes aux élections municipales !









