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Chez Faysal, rue de Chabrol (Xe), dans le quartier du « Petit Kaboul », à Paris, on coupe les cheveux, on vend des téléphones et on transfère de l’argent. Ce ressortissant afghan de 30 ans a été écroué après sa mise en examen, vendredi à Paris, en compagnie de deux complices, pour blanchiment en bande organisée, exercice illégal de la profession de banquier et association de malfaiteurs.

C’est Faysal, le seul salarié du magasin et aussi patron du salon de coiffure mitoyen, qui semble diriger l’entreprise financière clandestine. Les usagers du réseau sont membres de la communauté afghane ou pakistanaise qui évoluent plus particulièrement dans le secteur de l’avenue Max Dormoy (XVIIIe). Un secteur en proie au trafic de cigarettes et à la violence.  […]

« Les clients se présentent dans le commerce et lui remettent des sommes qui se chiffrent parfois en dizaines de milliers d’euros, précise le parquet de Paris. La suite se fait selon le principe de l’Hawala, un système de compensation bancaire où le client remet des espèces. Le banquier occulte est garant de la transaction contre une commission. Et sans aucun transfert matériel, sur la foi de la parole, un correspondant qui vit en Afghanistan ou au Pakistan remet l’argent au destinataire. En général, les billets restés en France sont revendus à des patrons voyous qui les utilisent pour rémunérer une main-d’œuvre clandestine. » […]

Des conversations sans équivoque sont enregistrées dans son véhicule. Et le procureur d’ajouter que cette entreprise clandestine est très lucrative car la boutique de téléphone réalise un chiffre d’affaires de 500 000 euros sans que son activité ne soit vraiment démontrée car son gérant ne déclare rien aux impôts . […]

Le Parisien

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