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Les trois associés de Vitraux Max & co estiment leur activité, fondée voilà sept ans, mise en danger par le projet de l’union européenne de proscrire l’usage professionnel de ce métal. Aucun autre procédé n’a été trouvé depuis le… VIe siècle.

On fait des analyses de sang tous les ans… Et les résultats sont très bons.  » Lucas Jouéo et ses deux associées, à la tête de l’un des trois ateliers picards de restauration de vitraux, l’avouent sans réticence : ils reçoivent chaque année et manipulent près d’une tonne de plomb pour leurs chantiers, dans leur vaste atelier du campus Inovia, à Noyon. Ce métal est pourtant dans le viseur de l’Union européenne : la Suède a demandé l’interdiction pure et simple de son utilisation à travers le continent, face à ses effets nocifs sur la santé et l’environnement. L’agence européenne des produits chimiques (ECHA) a ainsi lancé en début d’année une concertation pouvant conduire à cette décision. Problème : les baguettes larges de 3 à 20 mm de plomb utilisées à longueur d’années par la société noyonnaise Vitraux Max & co illustrent le seul et unique moyen de sertir les pièces de verre soufflé que les artisans ont trouvé depuis le… VIe siècle.

«  Si elles sont interdites, alors on regardera les vitraux tomber et toutes nos églises auront des carreaux à la place, soupire Lucas Jouéo, 34 ans, qui répond depuis 2015 aux commandes des mairies. Le plomb profilé, flexible, n’est pas remplaçableNous pouvons lui donner à la main la forme voulue puis, après avoir fait les soudures à l’étain, chaque vitrail est reparti pour 250 ans.  »

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Courrier-Picard

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