08/11/2026
MàJ — Après les violences de Francfort, le président du Bund Deutscher Kriminalbeamter (BDK), Dirk Peglow, soutient les déclarations du ministre fédéral de l’Intérieur Alexander Dobrindt sur les « casseurs issus de l’immigration ». Il estime que les images montrent notamment de jeunes hommes issus de milieux marqués par l’immigration et demande des procédures rapides ainsi que l’examen, pour les ressortissants étrangers reconnus coupables de faits graves, des conséquences prévues par le droit des étrangers.
Peglow appelle à distinguer les auteurs des violences de l’ensemble des personnes issues de l’immigration, mais juge que le profil des groupes impliqués doit pouvoir être nommé. Il demande que les procédures ne s’étendent pas sur plusieurs années et que les sanctions soient « perceptibles » lorsque des infractions graves sont établies. Pour les non-Allemands, il souhaite que les possibilités d’éloignement ou d’expulsion soient examinées au cas par cas.
Parallèlement, les autorités de Hesse ont renforcé les contrôles sur la Zeil, principale artère commerçante de Francfort. Selon le ministère régional de l’Intérieur, environ 400 policiers ont contrôlé 945 personnes et 169 véhicules entre lundi et samedi : 31 procédures pénales et 334 infractions administratives ont été relevées. Des couteaux, un bâton télescopique, des armes à gaz ou de défense ainsi que du matériel susceptible d’être utilisé pour des cambriolages ont été saisis. Le bilan des violences fait désormais état de plus de 180 policiers blessés.
Sources : WELT, 5 novembre 2026 ; NIUS, 5 novembre 2026 ; WELT/dpa, 8 novembre 2026.
05/11/2026
MàJ du 05/11/2026 à 23 h 37 — Environ trois quarts des suspects possèdent une nationalité étrangère, soit exclusivement, soit en plus de la nationalité allemande, selon les réponses de la police de Francfort à NIUS et à la Neue Osnabrücker Zeitung.
La répartition est la suivante : environ la moitié n’a pas la nationalité allemande ; parmi l’autre moitié, environ une personne sur deux possède également une autre nationalité. Les binationaux allemands sont donc inclus dans la proportion d’environ trois quarts. La police n’a pas détaillé auprès de NIUS les autres nationalités représentées.
NIUS rapporte ces précisions au sujet des 54 hommes interpellés le 31 octobre. Treize sont mineurs, dont deux âgés de moins de 14 ans. La Neue Osnabrücker Zeitung évoque, pour sa part, 55 suspects faisant l’objet d’investigations au 3 novembre : ce nombre ne désigne pas exactement le même bilan que les interpellations du 31 octobre.
Sources : NIUS, 5 novembre 2026 ; Neue Osnabrücker Zeitung, publiée sur Focus, 5 novembre 2026.
04/11/2026
Au Bundestag, Alexander Dobrindt a maintenu ses déclarations sur les violences commises en marge des manifestations de la « génération Z ». Le ministre fédéral de l’Intérieur met en cause des extrémistes de gauche violents et des casseurs issus du milieu migrant. Le député social-démocrate Sebastian Fiedler a soutenu sa volonté de nommer ces profils, tandis que l’élue écologiste Lamya Kaddor a dénoncé un amalgame.
Lors du débat demandé par l’AfD, mercredi 4 novembre, le ministre CSU a souligné qu’une grande partie des manifestants avait défilé pacifiquement. Il a distingué ces participants des auteurs de jets de pierres et de violences contre les policiers.
Ancien policier, Sebastian Fiedler (SPD) a défendu la nécessité d’aborder l’origine et la socialisation des suspects pour traiter le problème. Lamya Kaddor (Verts) a, de son côté, reproché au ministre d’associer immigration et violence. Les interventions ci-dessous permettent de retrouver cet échange.
Les trois extraits du débat, en allemand :
Alexander Dobrindt
Lamya Kaddor
Sebastian Fiedler
Sources : NIUS, 4 novembre 2026 ; dpa / Schwarzwälder Bote, 4 novembre 2026
03/11/2026
Le bilan des émeutes survenues à Francfort après les manifestations de la « génération Z » s’alourdit : 100 policiers ont été blessés, 54 personnes interpellées, 87 procédures pénales ouvertes et cinq commerces pillés, selon les autorités de Hesse.
Le ministre régional de l’Intérieur, Roman Poseck (CDU), a décrit un groupe d’environ 1 000 à 1 500 fauteurs de troubles comme étant « majoritairement issu de l’immigration ». Dans un communiqué officiel publié le 2 novembre, il évoque « un énorme potentiel de violence de la part d’extrémistes de gauche et de jeunes violents, pour la plupart issus de l’immigration ».
La police estime qu’une partie des groupes impliqués était déjà connue pour se retrouver régulièrement dans le centre de Francfort, sans motivation politique clairement identifiable. Le premier bilan présenté par Roman Poseck indiquait que les personnes interpellées, âgées de 13 à 29 ans, possédaient majoritairement la nationalité allemande. La police a depuis précisé cette répartition (voir la mise à jour du 5 novembre en tête d’article).
Un policier a été grièvement blessé après avoir reçu une pierre au visage et a perdu plusieurs dents. Les forces de l’ordre avaient mobilisé plus de 1 000 agents, ainsi que des canons à eau, des unités spéciales, un hélicoptère et des gaz lacrymogènes.
Au niveau fédéral, le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt a lui aussi mis en cause des groupes de gauche violents et des « fauteurs de troubles issus du milieu migrant ». Le ministre de la Défense Boris Pistorius a contesté cette qualification, estimant ne pas disposer de données vérifiables suffisantes pour la reprendre.
Sources : ministère de l’Intérieur de Hesse, 2 novembre 2026 ; Hessenschau, 1er novembre 2026
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