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Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, lors d’une audition au Sénat sur la crise lycéenne le 21 octobre 2026

Une cinquantaine de proviseurs envisagent de demander une mutation, de changer de métier ou de réorienter leur carrière, selon Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, interrogé par RTL le 5 novembre. L’estimation du syndicat intervient après un mois et demi de mobilisations lycéennes et de violences aux abords de certains établissements.

Au micro de RTL, un proviseur prénommé Mathieu explique avoir demandé à rejoindre un collège, alors qu’il ne prévoyait pas de partir cette année. Le mois précédent, une centaine de jeunes avaient forcé la grille de son lycée et saccagé des salles de classe, raconte-t-il. Les personnes présentes avaient dû se confiner, tandis que des proches se trouvaient dans les logements de fonction.

« On ne peut pas être serein », témoigne-t-il. Il dit redouter les rassemblements devant l’établissement et souligne que les blocus violents restent beaucoup plus rares en collège.

Bruno Bobkiewicz assure que les intentions de départ se multiplient au fil des jours. La date limite des demandes de mutation est annoncée pour dimanche 8 novembre. Le chiffre avancé concerne des projets de départ ou de mobilité, et ne correspond pas à un bilan de démissions.

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Source : RTL, témoignages diffusés le 5 novembre 2026.

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