De Paris à Choisy-le-Roi, des commerçants et des chefs d’entreprise sont soupçonnés d’avoir blanchi des millions d’euros provenant du trafic de stupéfiants via des fausses factures et des exportations de voitures en Algérie.
Lunettes et cheveux noirs parsemés de gris, Bagdad A. ne comprend pas comment sa vie a basculé. Cet homme de 51 ans a été mis en examen pour blanchiment en bande organisée, le 21 octobre à Paris, avant d’être écroué. Ce mardi, la chambre de l’instruction l’a maintenu derrière les barreaux après l’examen de l’appel de son placement sous mandat de dépôt. Il est soupçonné d’être un maillon important d’une officine de collecte et de blanchiment de l’argent de la drogue mis en place depuis au moins deux ans en région parisienne.
Deux suspects, Yassine A. et Igor S., sont au cœur des premières préoccupations des enquêteurs. Ils sont placés sous surveillance. […] Les policiers mettent en place sonorisation des véhicules, balises GPS et surveillance physique. Ils identifient une quinzaine d’acteurs à l’œuvre dans cette entreprise frauduleuse. Lors des sonorisations, Igor S. évoque des dépôts d’environ 80 000 euros par jour.



















