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Laurence dans sa boutique de la rue Nationale à Tours, tenant une bombe lacrymogène.

Après trois samedis de violences à Tours, des commerçants s’équipent de bombes lacrymogènes, de matraques ou de pistolets de défense, rapporte ICI Touraine dans un reportage publié le 4 novembre. Le média local dénombre 53 commerces pillés ou vandalisés.

Rue Nationale, Laurence, gérante de la boutique Mandarine by Lili Smith, conserve désormais une bombe au poivre près de sa caisse. Son mari l’a achetée le 31 octobre. Elle espère ne jamais devoir l’utiliser et déplore le sentiment d’abandon des commerçants.

Rue de Bordeaux, un commerçant en téléphonie affirme pour sa part détenir une matraque. D’autres témoins, restés anonymes, décrivent des achats similaires.

À Joué-lès-Tours, Anthony Pinçon, patron de Mécarm Armurerie, fait état d’une trentaine de sollicitations depuis le début des manifestations, près de dix fois plus qu’habituellement sur une période comparable. La demande vient aussi de particuliers du centre-ville.

Source : ICI Touraine, 4 novembre 2026 à 20 h 08.

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