04/11/2026
Au Bundestag, Alexander Dobrindt a maintenu ses déclarations sur les violences commises en marge des manifestations de la « génération Z ». Le ministre fédéral de l’Intérieur met en cause des extrémistes de gauche violents et des casseurs issus du milieu migrant. Le député social-démocrate Sebastian Fiedler a soutenu sa volonté de nommer ces profils, tandis que l’élue écologiste Lamya Kaddor a dénoncé un amalgame.
Lors du débat demandé par l’AfD, mercredi 4 novembre, le ministre CSU a souligné qu’une grande partie des manifestants avait défilé pacifiquement. Il a distingué ces participants des auteurs de jets de pierres et de violences contre les policiers.
Ancien policier, Sebastian Fiedler (SPD) a défendu la nécessité d’aborder l’origine et la socialisation des suspects pour traiter le problème. Lamya Kaddor (Verts) a, de son côté, reproché au ministre d’associer immigration et violence. Les interventions ci-dessous permettent de retrouver cet échange.
Les trois extraits du débat, en allemand :
Alexander Dobrindt
Lamya Kaddor
Sebastian Fiedler
Sources : NIUS, 4 novembre 2026 ; dpa / Schwarzwälder Bote, 4 novembre 2026
03/11/2026
Le bilan des émeutes survenues à Francfort après les manifestations de la « génération Z » s’alourdit : 100 policiers ont été blessés, 54 personnes interpellées, 87 procédures pénales ouvertes et cinq commerces pillés, selon les autorités de Hesse.
Le ministre régional de l’Intérieur, Roman Poseck (CDU), a décrit un groupe d’environ 1 000 à 1 500 fauteurs de troubles comme étant « majoritairement issu de l’immigration ». Dans un communiqué officiel publié le 2 novembre, il évoque « un énorme potentiel de violence de la part d’extrémistes de gauche et de jeunes violents, pour la plupart issus de l’immigration ».
La police estime qu’une partie des groupes impliqués était déjà connue pour se retrouver régulièrement dans le centre de Francfort, sans motivation politique clairement identifiable. Parmi les personnes interpellées, âgées de 13 à 29 ans, la majorité possède toutefois la nationalité allemande.
Un policier a été grièvement blessé après avoir reçu une pierre au visage et a perdu plusieurs dents. Les forces de l’ordre avaient mobilisé plus de 1 000 agents, ainsi que des canons à eau, des unités spéciales, un hélicoptère et des gaz lacrymogènes.
Au niveau fédéral, le ministre de l’Intérieur Alexander Dobrindt a lui aussi mis en cause des groupes de gauche violents et des « fauteurs de troubles issus du milieu migrant ». Le ministre de la Défense Boris Pistorius a contesté cette qualification, estimant ne pas disposer de données vérifiables suffisantes pour la reprendre.
Sources : ministère de l’Intérieur de Hesse, 2 novembre 2026 ; Hessenschau, 1er novembre 2026











