Devant la basilique Notre-Dame de l’Assomption, où trois fidèles ont été assassinés au couteau il y a six ans par un terroriste islamiste, proches et officiels rendaient hommage à Nadine, Vincent et Simone.
Six ans ont passé. Six années d’une «insondable détresse, une insondable tristesse», depuis l’attentat meurtrier survenu au sein de la basilique Notre-Dame de l’Assomption, à Nice (Alpes-Maritimes). Ce jeudi matin, à 8 heures devant le parvis et le calme imposant de l’édifice, une petite foule se tenait, majoritairement composée d’officiels, pour rendre hommage aux trois victimes. Leurs noms «que Nice n’a pas oubliés» sont répétés : Nadine Devillers, Vincent Loquès et Simone Barreto Silva.
Le 29 octobre 2020, un jeudi aussi, la première, âgée de 60 ans, se rendait alors prier dans cette basilique à proximité de son domicile. Le deuxième, sacristain, vient alors d’ouvrir les portes pour permettre aux fidèles de se recueillir. C’est alors qu’un jeune clandestin tunisien, radicalisé, fait irruption dans la nef, armé de trois couteaux dont une lame de 17 centimètres, et porte dix-sept coups à la paroissienne. Il est 8h49. «Le matin du drame, Simone Barreto Silva passait devant la basilique lorsqu’une fidèle en est sortie affolée pour demander de l’aide. Sans hésiter, Simone est entrée pour offrir la sienne», poursuit l’édile de la ville, Éric Ciotti. La mère de famille de 44 ans est lardée de coups à son tour, a tout juste le temps de sortir, tente de rejoindre un café, puis s’effondre. Alerté par les cris alors qu’il se trouve en terrasse, Vincent Loquès, à la veille de son cinquante-cinquième anniversaire, se précipite pour porter secours ; il est égorgé par Brahim Aouissaoui.



