28/10/2026
Face à l’emballement sur les réseaux sociaux suscité par la mort brutale de José Capela à Saint-Gaudens (Haute-Garonne), le procureur de la République tient à préciser que “la question de la communauté, la question du racisme” n’était pas à l’ordre du jour dans cette affaire.
“Des témoins nous ont parlé””
On s’est fait raconter la soirée, indique-t-il, on écoute tout le monde, y compris des témoins qui ont vu ce qui s’est passé et nous ont parlé. Un client est sorti du 50 et a demandé à José de l’accompagner dehors. C’était un représentant de la communauté des gens du voyage: José discutait parfois avec lui quand il fallait calmer un conflit. Mais cette fois, ça a mal tourné. Ils se sont d’abord disputés devant le 50. Ensuite ils se sont dirigés vers la place Jean-Jaurès, les témoins ont entendu des cris puis plus rien… D’autres témoins ont filmé l’agression avant que d’autres personnes – des amis de l’agresseur – ne demandent aux témoins de quitter les lieux”.Pour la famille de José Capela, c’est un motif d’espoir: entre les scènes filmées au téléphone et les caméras municipales, “il n’y a aucune raison que les coupables ne soient pas retrouvés”.
Le fils de la victime témoigne et dénonce le silence de Macron :
Le mois dernier, le bar avait fermé administrativement après une rixe entre Gitans et Maghrébins :


27/10/2026
José Nsimundélé, connu sous le nom de José Capela, est décédé lundi 26 octobre 2026 à l’âge de 60 ans, après de graves violences survenues à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) dans la nuit de samedi à dimanche.
Cette figure du commerce local exploitait notamment « Le Cinquante » (anciennement Le Glacier), un établissement du centre-ville proche de la collégiale, ainsi que d’autres commerces. Dans la nuit du 24 au 25 octobre, vers 2 à 3 heures du matin, une altercation a éclaté aux abords du bar alors que celui-ci s’apprêtait à fermer.
Selon plusieurs témoignages rapportés par La Dépêche du Midi, le patron serait sorti pour apaiser les tensions avant d’être poursuivi et roué de coups par plusieurs individus dans les rues voisines. Les secours l’ont découvert inconscient, grièvement blessé à la tête et au visage.
Transféré au CHU de Toulouse-Purpan dans un état critique, le commerçant a succombé à ses blessures lundi après-midi.
Une enquête pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner a été ouverte. Les policiers doivent reconstituer précisément le déroulement des événements et identifier les personnes impliquées. Le procureur Christophe Amunzateguy a souligné la nécessité de recouper les témoignages ; toutes les circonstances, notamment le rôle éventuel d’une chute, n’étaient pas définitivement établies.
À l’arrivée des secours, la victime gisait au sol, le visage lourdement tuméfié. Les coups semblaient avoir principalement visé sa tête. José Capela présentait notamment d’importantes hémorragies au niveau de la bouche, des oreilles et des yeux. Autre élément inquiétant : une trentaine de personnes se trouvaient à proximité du lieu de l’agression. Certaines auraient incité les témoins à « regarder ailleurs » et à ne « pas s’attarder ici », avant de se disperser. Transporté en urgence absolue à l’hôpital Purpan de Toulouse, le commerçant n’a pas survécu. Reste désormais à identifier ses agresseurs et à comprendre les raisons de ce déchaînement de violence. Le procureur de la République, Christophe Amunzateguy, évoque un « gros travail de recoupement qui commence pour savoir plus précisément comment ça s’est passé et pourquoi ».
Sources : La Dépêche du Midi, mise à jour le 26 octobre 2026 à 19 h 22 ; La Semaine des Pyrénées, 26 octobre 2026 ; Le Nouveau Détective



