28/10/2026
Flávio n’a obtenu aucun vote dans 106 bureaux de vote, où Lula en a recueilli près de 15 000
Une étude du Paris Group révèle que 65 des bureaux de vote où le sénateur du PL n’a obtenu aucun vote se trouvent dans le Nord
Lula a renversé la tendance dans 211 villes où Flávio était en tête au premier tour
Le sénateur Flávio Bolsonaro (PL-RJ) n’a obtenu aucun vote dans 106 bureaux de vote qui, à eux tous, ont enregistré 14 860 voix en faveur du président réélu, Lula (PT). C’est ce que révèle une étude du Paris Group, qui a cartographié les bureaux de vote à l’aide de l’intelligence artificielle.
Les bureaux de vote où Flávio n’a obtenu aucun suffrage se concentrent dans le Nord du pays (65), dans le Nord-Est (29), dans le Centre-Ouest (6), dans le Sud-Est et dans le Sud (3 dans chacune de ces régions).
Dans l’État d’Amazonas, Flávio n’a obtenu aucun vote dans 13 villes : Tabatinga, Maués, Santo Antônio do Içá, Atalaia do Norte, São Paulo de Olivença, Benjamin Constant, Santa Isabel do Rio Negro, São Gabriel da Cachoeira, Japurá, Carauari, Urucurituba, Parintins et Juruá.
Dans un bureau de vote de Tabatinga, Lula a obtenu 354 voix, tandis que le candidat de Bolsonaro n’en a obtenu aucune.
L’enquête montre également qu’au second tour, Lula s’est imposé dans 211 villes où Flávio avait pris la tête au premier tour. Parmi celles-ci figurent Rio de Janeiro, Osasco, Cotia et Araraquara.
Rio, avec 4,95 millions d’électeurs, est la plus grande commune à avoir changé de camp : l’avance de Lula y était de 644 000 voix.
Sur les 211 villes qui ont donné la victoire à Lula ce dimanche, 76 se trouvent dans l’État du Minas Gerais.
26/10/2026
01h13 : Lula bat Flavio Bolsonaro avec 51,75 % des voix. Le Tribunal supérieur électoral du Brésil déclare Lula réélu président.
00h59 : Lula est sur le point de remporter la victoire face à Bolsonaro.
00h49 : Avec 75, 24 % des voix décomptées (sur le site du TSE), Lula dépasse les 51 % (51,09 %), creusant l’écart sur Bolsonaro (48,91 %).
Rien n’est joué jusqu’à la fin ! D’autant plus que les résultats risquent d’être contestés devant les tribunaux par le camp du perdant, quel qu’il soit.
Le Brésil est dimanche soir dans l’attente des résultats du second tour de la présidentielle entre le président de gauche Lula et le conservateur Flávio Bolsonaro, après la confusion créée à la dernière minute par une prolongation des opérations de vote.
Quelque 160 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes pour décider si le pays restera l’un des derniers bastions de gauche en Amérique latine ou rejoindra la vague de droite dans la région, encouragée par le président américain Donald Trump.
À quelques minutes de l’heure initialement prévue pour la fermeture des bureaux de vote, un juge de la Cour suprême a décidé de la prolonger de deux heures.
La plus haute juridiction du pays a été saisie par l’équipe de campagne de Lula, qui a dénoncé le fait que des bus aient été retirés de la circulation dans des villes comme Sao Paulo (sud-est), dirigée par un maire de droite, ou Salvador de Bahia (nord-est).
Mais le temps que l’ordre soit transmis à chaque bureau, certaines urnes électroniques avaient déjà été fermées et le dépouillement avait débuté, créant une grande confusion.
Plus de 4 millions de « likes », près de 250 000 commentaires… La vidéo Instagram de la superstar brésilienne Neymar s’affichant tout sourire aux côtés de Nikolas Ferreira, un jeune député-influenceur bolsonariste extrêmement populaire, a largement circulé depuis deux jours sur les réseaux sociaux. Pourtant, rien de nouveau sous le soleil de Sao Paulo. Les affinités politiques de l’ex-parisien étaient un secret de Polichinelle, pour les plus candides ; pas un secret du tout, en réalité. Lors de l’élection 2022, il avait déjà affiché son soutien au candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro, lequel avait échoué à sa tentative de réélection.



