Depuis le 12 septembre, la Turquie mène l’une de ses plus vastes opérations contre les personnes et les organisations LGBT+. Baptisée « Ma famille est en sécurité », elle a déjà conduit à l’arrestation de plus d’une centaine de personnes dans 15 provinces du pays.
Une opération explicitement inscrite dans le cadre de la « décennie de la famille et de la population », le programme gouvernemental lancé en mai 2026 et mené par la seule femme présente sur la photo de famille du gouvernement turc : Mahinur Özdemir, ancienne ambassadrice d’Ankara en Algérie, nommée, en juin 2023, ministre de la Famille et des Affaires sociales. Une vraie petite guerrière au service d’un vieux fantasme : le retour d’une Grande Turquie, plus sultanat que république. Alors, forcément, nous autres, on l’imaginait volontiers enfant du Bosphore, bercée au bruit du pas des janissaires, entre deux récits de conquêtes ottomanes. Raté : Mahinur Özdemir est née en 1982, à Schaerbeek, la ville natale de Jacques Brel, dans la Région de Bruxelles-Capitale.
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à ce moment-là, l’ancien parti démocrate-chrétien belge, devenu Centre démocrate humaniste (cdH) au tournant des années 2000, est en pleine phase d’« ouverture à la diversité ».
Le pari est donc assez évident : Mahinur Özdemir connaît le quartier, le quartier la connaît. Et sa famille, toujours selon la militante, serait « proche des Loups gris », un mouvement ultranationaliste turc allié du Parti de la justice et du développement (AKP) d’Erdogan.



