TESTAMENT – Conservé aux Archives nationales
Napoléon,
Aujourd’hui 15 avril 1821, à Longwood, île de Sainte-Hélène. Ceci est mon testament ou acte de ma dernière volonté.
Je meurs dans la religion apostolique et romaine, dans le sein de laquelle je suis né il y a plus de cinquante ans. Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé. (…)
« Il est incontestable que Napoléon ait été musulman. » C’est par cette affirmation étonnante que commence une vidéo publiée jeudi 1er octobre sur les réseaux sociaux de la Mosquée de Paris. « Il a même été heureux de porter le prénom d’Ali après sa conversion », développe Louis Blin, historien spécialisé dans la culture de l’Arabie saoudite, face à la caméra.
De 1798 à 1801, la France mène une expédition militaire en Égypte, alors sous domination ottomane. Avant même de s’y rendre, Bonaparte connaît déjà assez bien la religion musulmane, grâce aux récits de voyageurs et à la lecture d’ouvrages sur le sujet. Pendant l’expédition, il s’entoure même d’orientalistes.
Il s’intéresse particulièrement à la figure de Mohammed, moins comme prophète que comme un conquérant parti de rien. À travers le Coran, il voit un texte de loi qui structure un État, une somme de règles sociales sur laquelle s’appuient les empires musulmans.
De nombreux historiens sont toutefois formels : l’empereur n’a jamais été attiré par la foi musulmane. (…)
La religion est avant tout un outil politique pour Bonaparte. Il utilise l’islam pour se rapprocher des Égyptiens et éviter les révoltes que pourrait provoquer l’arrivée des Français et de leurs croyances.
Après sa défaite à Waterloo en 1815, Napoléon Ier est exilé à Sainte-Hélène, où il effectue un ultime revirement. Alors qu’il est malade, il déclare être né dans la religion catholique et vouloir en remplir les devoirs. Il reçoit donc les derniers sacrements de l’abbé Vignali peu avant sa mort en 1821. (…)
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