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Les services de renseignement français estiment que le mouvement de blocus des lycées est une « manœuvre organisée par LFI et ses proxys de l’ultragauche », a indiqué jeudi Matignon à l’issue de la cellule interministérielle de crise qui s’est tenue sur le sujet.

Selon les services du Premier ministre, qui estiment par ailleurs que le mouvement a basculé vers des « violences urbaines » (…)

Le Parisien



Depuis la genèse du mouvement identifiée à Créteil autour du 18-19 septembre, son extension s’est fait d’abord « à bas bruit » ailleurs dans le Val-de-Marne, puis en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine, ainsi qu’en région. Avec le soutien d’élus LFI ou de groupuscules d’extrême gauche, et le relais des réseaux sociaux, selon un bilan effectué par deux sources sécuritaires. Ce jeudi 1er octobre, 900 lycées ont été concernés par des actions de protestation. Soit plus de 20 % des établissements.

La quasi-totalité des départements de métropole sont désormais concernés et toutes les grandes villes, selon les autorités. Celles-ci font part d’un sentiment de « bascule », avec, outre des forces de l’ordre prises pour cibles, des membres de l’Éducation nationale.

« Ce n’est plus un sujet de blocus ou de blocages de lycées, mais de violences urbaines », déplore-t-on du côté de Matignon.

Le renseignement territorial, qui s’attend à voir le mouvement durer au-delà de la semaine prochaine, sait que les manifestations ont désormais le soutien de plusieurs syndicats lycéens et étudiants, gages d’une nouvelle ampleur. Il redoute surtout l’apparition de « perturbateurs » extérieurs aux lycées rejoindre les protestations, avec l’usage fréquent de mortiers d’artifice.

« On rentre, on pille ce qu’on peut piller maintenant dans certains établissements. On incendie, volontairement », déplore un cadre.

Le Parisien


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