RÉCIT – Léonie* a été abusée à 6 ans puis à 13 ans. Dans le premier cas, à Dunkerque, son agresseur a été jugé plus de quatre ans après les faits. Dans le second, à Clermont-Ferrand, la procédure a été classée sans suite. Une situation sidérante qui fait écho à l’affaire Lyhanna.
Dimanche 15 décembre 2024, vers 16 heures, Léonie*, 13 ans, monte dans un car de la ligne liO (lien entre les territoires d’Occitanie, NDLR) à Marvejols, en Lozère, où réside sa famille. Le car amène la jeune fille jusqu’à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, où elle est en internat dans un collège en classe de 5e. Le trajet dure environ 2h30.
Ce jour-là, au bout d’une trentaine de minutes, un individu monte à bord puis vient s’asseoir à côté d’elle. Cet homme de type africain lui explique «être très fatigué» et «avoir des difficultés» avant de lui demander la permission de «placer sa tête contre son épaule». Assise côté vitre, l’enfant atteinte de troubles autistiques n’ose pas dire non. L’homme lui demande ensuite son âge puis s’il peut lui «tenir la main». Pendant deux heures de trajet, l’homme garde sa tête posée sur l’épaule de l’enfant, pétrifiée, tout en lui agrippant le bras et en la tripotant par-dessus ses vêtements. Dans la pénombre du car, la scène n’alerte personne.



