Radhouane Lafi, 35 ans, comparaît depuis le 14 septembre devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour le meurtre de son épouse, Catherine Vincent, 47 ans. Il reconnaît l’avoir étranglée avec ses mains puis un câble électrique, le 22 janvier 2023 à Pont-Péan.
Selon Rennes Infos Autrement, le couple, séparé depuis 2021, avait renoué. Une dispute aurait éclaté après une soirée ensemble : Catherine lui reprochait de l’avoir épousée pour obtenir des papiers. Lui demandait qu’elle retire une plainte pour violences conjugales.
D’après son récit, après son refus, il l’a étranglée avant d’aller chercher un câble. À la gendarmerie, il avait d’abord prétendu avoir découvert son corps en rentrant d’une promenade, puis reconnu les faits. Devant le juge d’instruction, il avait déclaré : « C’est juste arrivé, il y en a qui font pire que ça. »
Des proches décrivent un homme violent et possessif. Une voisine évoque un contrôle des vêtements et des sorties de Catherine. À l’audience, l’accusé a invoqué une récente hospitalisation psychiatrique et l’absence de prise de son traitement. Trois jours de procès sont prévus.
Illustration : Parlement de Bretagne à Rennes, 25 mai 2011. Vale353 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0. Photo redimensionnée.


