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Drapeaux européens devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles, en mai 2016.

La Commission européenne étudie trois pistes de durcissement migratoire après la crise de Ceuta : suspendre temporairement l’examen de demandes d’asile lors d’afflux massifs, renforcer Frontex et financer des centres de retour dans des pays tiers, selon Euronews.

Le média, qui cite des responsables européens, diplomates et eurodéputés, rapporte qu’environ 80 000 migrants irréguliers sont entrés dans l’enclave espagnole le 30 juillet. Les mesures évoquées restent à l’étude et pourraient être annoncées par Ursula von der Leyen lors de son discours sur l’état de l’Union.

La première piste permettrait aux États de ne plus traiter certaines demandes d’asile en cas d’arrivées soudaines et massives. La réforme de Frontex pourrait élargir son rôle dans les retours, la surveillance et la coopération avec les pays tiers.

Enfin, des financements européens pourraient soutenir les centres de retour hors de l’Union, aujourd’hui à la charge des gouvernements nationaux. Selon Euronews, ces orientations bénéficient de nombreux soutiens parmi les États membres et au PPE, tandis que des élus de gauche et des ONG les contestent.

Euronews

Illustration : siège de la Commission européenne à Bruxelles, mai 2016. almathias / Wikimedia Commons, CC0.

Merci à VL.

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