13/09/2026
Si la procédure à son encontre avait été ouverte pour des faits d’apologie du terrorisme, ce natif de Bosnie-Herzégovine, sans emploi, n’a été jugé et condamné que pour port d’arme sans motif légitime et usage illicite de stupéfiants – une petite quantité de cannabis ayant été retrouvée sur lui.
Ce vendredi, le prévenu a été condamné à six mois de prison avec sursis [NdeFDS : contre neuf mois d’emprisonnement dont quatre avec sursis requis]. Il a également interdiction de paraitre aux abords de l’église Saint-Rémi et il devra suivre des soins. Cet homme est inconnu de la justice et des services de renseignement, il n’est pas fiché S.
À la suite de cet événement, la communauté musulmane de Forbach a voulu s’afficher aux côtés des paroissiens, pour leur apporter son soutien. Une rencontre interreligieuse a ainsi été organisée, jeudi. “À chaque fois, c’est une double peine pour nous”, reconnait Mohamed Ait Hsaine, président de l’association culturelle des Marocains de Forbach, qui gère la Grande mosquée de la ville. “On ne peut pas accepter des choses comme ça. Que ce soit une synagogue ou une église, en tant que musulman, si on a la foi, on ne peut pas cautionner de tels actes.”
“On ne peut pas les laisser nous diviser”, martèle-t-il. “Il y a toujours eu ce vivre-ensemble à Forbach. On est une seule communauté et ça durera. On ne laissera personne se mettre entre nous !”
Sylvie Alles, avocate du prévenu, a soutenu que son client, père de deux enfants vivant en Belgique depuis neuf mois, était “en dépression suite à la séparation avec sa compagne” et qu’il avait “surtout besoin de soins et d’être aidé.”
(Merci à Géraldine.)
08/09/2026
Un homme de 35 ans a été interpellé mardi 8 septembre dans l’église Saint-Rémi de Forbach (Moselle), où il était entré en criant « Allah akbar », selon le JDD. Plusieurs témoins ont indiqué qu’il cherchait le prêtre de la paroisse, absent au moment des faits.
Les policiers l’ont arrêté à l’intérieur de l’édifice. Il était alors porteur d’un couteau. De nationalité étrangère et en situation régulière en France, l’homme est connu du Traitement des antécédents judiciaires (TAJ), mais pas des services de renseignement territorial pour radicalisation.
Il a été placé en garde à vue. L’enquête est confiée à la police judiciaire.


