De 67 à 1 001 signalements d’agressions en un an : le gouvernement de Ceuta oppose les données du 112 aux propos du ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, sur le sentiment d’« insécurité subjective » après l’arrivée massive de migrants fin juillet.
Selon les chiffres locaux rapportés par El Pueblo de Ceuta, le service d’urgence a enregistré 5 233 dossiers de sécurité ou incidents en août 2026, contre 778 en août 2025. Le détail communiqué est le suivant :
| Catégorie recensée | Août 2025 | Août 2026 |
|---|---|---|
| Agressions signalées | 67 | 1 001 |
| Violations de domicile | 10 | 600 |
| Troubles à l’ordre public | 32 | 326 |
| Tentatives d’intrusion dans le port | 57 | 1 163 |
Le président de Ceuta, Juan Vivas, affirme que la dégradation de la sécurité est étayée par ces données. Il précise utiliser les statistiques du 112 et des services municipaux faute d’accès direct au bilan de criminalité du ministère. Ces signalements et dossiers d’urgence ne constituent donc pas un décompte d’infractions judiciairement établies.
Par ailleurs, El Faro de Ceuta, citant les informations de la Fiscalía et du ministère de la Jeunesse et de l’Enfance, rapporte l’ouverture de plus de 30 procédures pour agressions sexuelles contre des femmes migrantes depuis les arrivées des 30 et 31 juillet. Dans 40 % de ces affaires, les victimes sont des mineures non accompagnées. Les deux institutions demandent d’accélérer leur transfert vers la péninsule pour assurer leur protection.
El Pueblo de Ceuta · El Faro de Ceuta / EFE
Illustration : véhicule de la police portuaire à Ceuta, le 1er février 2022. Photo : Xemenendura / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0, redimensionnée.
Merci à Vercingetorix43.


