Les enfants l’adoraient, au point que certains semblent encore sous son emprise… Alexandre F., alias « Alex », est pourtant suspecté de leur avoir fait du mal. Il a été mis en examen pour une série d’agressions sexuelles et de viols sur mineurs, commis au centre de loisirs Pierrette Fontenas de Tarnos. Un temps écroué, il a été libéré le 24 juillet dernier, à la stupeur générale. L’argument avancé étant que sa propre sécurité n’étant pas assurée en détention. Il résiderait actuellement en Bretagne…
Le suspect a d’abord été placé en garde à vue le 6 juillet et mis en examen pour quatre viols et trois agressions sexuelles, avant d’être écroué au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan. Il en est sorti environ un mois plus tard après avoir formulé une demande de mise en liberté.
Parmi les motifs invoqués pour justifier cette remise en liberté, la chambre de l’instruction estime que “sa protection ne peut pas mieux être assurée en milieu carcéral compte tenu de la nature des faits pour lesquels il est mis en examen”, d’après les informations de franceinfo. Un changement d’établissement pénitentiaire ou une incarcération à l’isolement n’ont pas été envisagés. (…)
Les faits rapportés par les enfants se sont déroulés aux toilettes et lors de la sieste. Certains enfants décrivent des faits constitutifs de viol. (…)
«Pour moi, les enfants sont en insécurité dès lors qu’il est dehors. C’est anormal de laisser ce genre de personnes», regrette une mère interrogée au micro de CNEWS. Celle-ci soutient : «les enfants ne mentent pas». Elle rappelle également les traumatismes engendrés par ces agressions.
Les parents se sentent «extrêmement seuls» face à cette décision.
Quatorze familles avaient saisi la justice. Les premiers témoignages avaient émergé après les déclarations d’une enfant de 4 ans. Depuis, les plaintes se sont multipliées.
Après l’annonce de la remise en liberté de l’animateur, le maire de Tarnos espère «que des faits de la sorte ne puissent pas se reproduire». L’homme est désormais soumis à un contrôle judiciaire avec notamment une interdiction de se rendre dans les Landes et une obligation de pointage en gendarmerie.


