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La 20ᵉ édition du festival électro devait se tenir en décembre comme à son habitude dans le quartier populaire du Pile. Mais le nouveau maire LFI pointe des nuisances, et un décalage entre le festival et les habitants. Les organisatrices se défendent.

À Roubaix (Hauts-de-France), l’atmosphère n’est manifestement pas à la « teuf » entre David Guiraud, le nouveau maire LFI, et l’association Art Point M, organisatrice dans cette ville du Name Festival, l’un des plus anciens événements électro dans notre pays, dont la vingtième édition était prévue les 13 et 14 décembre à la Condition publique. L’information est tombée le 1er septembre, sous la forme d’un communiqué d’Art Point M : « La nouvelle majorité municipale de Roubaix ne souhaite pas que le festival se tienne à la Condition publique et a demandé sa déprogrammation. Nous ne l’avons appris qu’au cœur de l’été. » À quoi l’édile a répliqué, quelques heures plus tard, sur Instagram : « Ce festival se fait sans les habitants : ils n’y participent pas, ils ne s’y sentent pas les bienvenus, et les nuisances sont devenues invivables. » Et de pointer « le mépris politique et social » dont ferait preuve le festival envers ses voisins, les habitants du Pile, « l’un des quartiers les plus défavorisés de France ». Ambiance.

Au Name Festival, lancé dès 2005 à la Condition publique, un an après la transformation de cette ancienne usine de textiles de 10 000 mètres carrés en un établissement public de coopération culturelle (EPCC), on ne décolère pas. « Nous ne sommes pas des bobos débarquées d’ailleurs, comme voudraient faire croire certains à la mairie », s’emportent d’une seule voix Sabine Duthoit et Fanny Bouyagui, respectivement administratrice et directrice artistique du festival. « Ça fait quarante ans que nous habitons et travaillons à Roubaix, on y a lancé en 1991 la Braderie de l’art, notre autre événement qui fait la fierté de toute la ville. Sans parler du fait que le Name accueille un programme éducatif unique, qui concerne chaque année plusieurs centaines d’enfants et adolescents de plus d’une quinzaine d’établissements partenaires. »

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