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Sorti de détention en avril dernier, Azim Epsirkhanov est depuis assigné à résidence dans les Hauts-de-Seine, où il affirme pointer deux fois par jour, en attendant la mise en application de l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre.

Il n’avait donc aucune raison valable de se trouver au Parc Astérix ce vendredi après-midi, où sa présence a été révélée à l’issue d’un banal contrôle routier mené à la sortie du parking du parc d’attractions. C’est en passant son nom dans les différents fichiers que les gendarmes découvrent que l’homme n’a aucun droit de se trouver hors de son département de résidence.

Il a pourtant déjà été condamné pour ne pas avoir respecté cette assignation et l’examen de son téléphone permet de constater que le jeune homme a très régulièrement quitté les Hauts-de-Seine pour se rendre dans plusieurs régions de France.

« Le prévenu est celui qui a fourni l’arme qui a causé la mort de Samuel Paty, rappelle le magistrat. Cette violation de son assignation à résidence n’est pas isolée, il s’est rendu dans huit autres départements, parfois de nuit alors que cela lui est interdit. » (…)

« Je respecte les deux pointages par jour, se défend Azim Epsirkhanov à l’audience de ce lundi. Je n’avais pas compris que l’arrêté préfectoral m’interdisait de quitter les Hauts-de-Seine. » (…)

Azim Epsirkhanov a été reconnu coupable et condamné à une peine d’un an de prison ferme. Le tribunal a prononcé une interdiction définitive du territoire français à son encontre.

Le Parisien

Libéré en avril 2026, il avait déposé une requête auprès du tribunal administratif pour contester son obligation de quitter le territoire français (OQTF).

“Les Tchétchènes sont les premiers à être envoyés au front en Ukraine”, a-t-il expliqué. “Un retour là-bas serait un aller simple pour la mort.”

“J’avais l’espoir qu’on allait traiter ce dossier comme n’importe quel dossier de non-respect d’assignation à résidence”, s’est agacé Maître Figen Aydin, l’avocat du prévenu. Celui-ci a toujours nié connaître les funestes projets d’Anzorov concernant Samuel Paty. Azim Epsirkhanov, condamné en première instance à 16 ans d’emprisonnement pour complicité d’assassinat terroriste en 2024 dans l’assassinat de Samuel Paty, avait vu sa peine revue à la baisse et requalifiée en mars 2026.

TF1

(Merci à Aero, Sacha et Géraldine.)

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