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29/08/2026

De fait, la liberté de ce Soudanais de 27 ans aura été de courte durée. Libéré lundi, il a été réincarcéré jeudi 27 août et placé en détention provisoire, indique le parquet de Paris au Parisien. Cette arrestation intervient dans la foulée d’un mandat d’arrêt, réclamé mercredi 26 août, dans le cadre d’une ouverture d’information judiciaire, pour « agression sexuelle sur une personne vulnérable, entraînant une blessure ou lésion ». En l’occurrence 5 jours d’ITT.

Cela signifie que l’enquête repart, mais cette fois, sous la supervision d’un juge d’instruction. Elle avait bien mal démarré. À l’audience lundi, la procureure a ouvertement fustigé une enquête « pas à la hauteur des enjeux ». Il manquait des témoignages mais aussi plusieurs procès-verbaux, dont celui d’interpellation et de garde à vue. Si bien que la procédure, nulle et non avenue comme l’a soulevé la défense par la voix de Me Clémence Guihard, s’est effondrée comme un château de cartes.

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La libération du suspect lundi a été d’autant plus remarquée qu’il a déjà été condamné par le tribunal de Pontoise (Val-d’Oise) en février 2025 à 3 ans et 6 mois de prison pour une agression sexuelle sur personne vulnérable, commise en août 2023. À sa sortie de prison en janvier 2026, il a été placé en CRA (centre de rétention administrative) puis est retourné à la rue. À l’audience, lundi, le ministère public avait réclamé six ans de prison contre lui.

Le Parisien


25/08/2026

Même l’interprète n’est pas sûr d’avoir bien compris. « Du coup, il sort, Madame le juge ? » « Oui », répond la présidente de la chambre des comparutions immédiates de Paris ce lundi. Il faut dire que le mot n’a pas été prononcé dans le jugement. Le tribunal a indiqué qu’il n’était « pas valablement saisi ». Un vice de procédure a rendu sa liberté à un homme de 27 ans, accusé d’agression sexuelle en récidive, sur une Parisienne de 83 ans. Quand bien même la victime l’a désigné à deux reprises.

C’était au matin du mardi 18 août au cœur du Ve arrondissement. La retraitée, en robe fleurie et baskets, se rendait chez son coiffeur lorsqu’un homme l’a touchée par la droite, palpant sa poitrine, d’abord, puis tout son corps. Elle a crié, il l’a tirée, elle est tombée. Au sol il a continué, jusqu’à ce qu’une « dame » arrive. Il se serait alors calmé et aurait relevé la victime avant de repartir.

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Les oreilles des policiers en question ont dû siffler : pas d’audition du podologue, ni de retranscription de son appel au 17, pas de recherche de la « dame » témoin, pas d’expertise toxicologique du suspect, déclaré comme « sous emprise ». « Il n’y a aucun élément probatoire pour dire ce qu’il s’est passé », a souligné Me Clémence Guihard, qui a dénoncé la nullité de la procédure.

Car il n’y avait pas non plus de procès-verbal, ni pour l’interpellation ni pour la garde à vue. « Il y a un vice de procédure au moment de votre interpellation, conclut le tribunal au moment du délibéré. Les policiers n’ont pas décrit comment vous avez été interpellé, ces irrégularités ont entraîné l’irrégularité d’après, et notamment la garde à vue. »

[…]

Le Parisien

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