Il est tard dans la soirée samedi lorsque M. retrouve sa petite amie, avec des copines, en train de discuter avec deux inconnus dans le centre-ville de Pau. L’un d’eux, Russe, s’empresse alors de prendre M. par l’épaule. L’ado le repousse et propose à sa petite amie de partir. “C’est là que j’ai entendu un gros bruit de verre et il s’est jeté sur moi”, raconte M. aux enquêteurs. Présent à l’audience, il n’a pas souhaité s’exprimer à la barre. Avec une bouteille de vin cassé, le Russe lui ouvre le visage et au niveau du bras, au point de toucher un tendon. Le suspect est interpellé un peu plus tard dans la nuit avec un couteau de cuisine de 26 centimètres caché sous son tee-shirt.
“J’ai fait de la merde, il ne mérite pas ce que je lui ai fait”, tente d’articuler le prévenu à la barre, qui compte déjà cinq condamnations pour vols et stupéfiants, et dont la “dangerosité psychiatrique” a été établie dans une expertise psy.
Sa difficile allocution est soulignée et expliquée par sa défense : “Il bégaie depuis l’âge de 7 ans, lorsqu’il a vu son père se faire fusiller sous ses yeux”, raconte Maître Maxime Barnaba. Son client, déclaré adulte handicapé, est aujourd’hui sous anti-dépresseurs, addicte à l’alcool et aux drogues. Son conseille avait d’ailleurs plaidé une obligation de soins.
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