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Des personnes sous tutelle ou curatelle aux mères isolées, en passant par les mineurs et les sans-papiers, les narcotrafiquants n’hésitent pas à cibler les plus fragiles pour stocker de la drogue, des armes ou de l’argent. Un phénomène en hausse dans le Vaucluse, auquel s’ajoute celui des logements loués par les réseaux pour servir de caches.

Une main-d’œuvre “docile”. Les trafiquants de drogue l’ont très bien compris et souvent, “dans la majorité des cas, une personne vulnérable fait partie du réseau”, explique le vice-procureur de la République, Nicolas Delpierre, le référent en matière de stupéfiants, armes et crime organisé au tribunal judiciaire d’Avignon, qui vient tout juste de quitter ses fonctions pour rejoindre l’Ardèche.

Placés sous curatelle ou tutelle, fragiles sur le plan psychologique, ou bien en situation de handicap, “ces individus sont souvent utilisées comme nourrices”, précise la magistrate, qui a, en 2025, enregistré une dizaine de cas sur sa juridiction.

La Provence

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