14/08/2026
Dans le quartier de La Duchère, à Lyon, un trio d’artistes queers a dû interrompre son spectacle de rue, programmé par la municipalité, après avoir été ciblé par des insultes homophobes et des tirs de mortiers d’artifice.
Dès le lendemain des faits, l’adjointe à la Culture d’Emmanuel Giraud a contacté les artistes pour leur proposer de reprogrammer leur spectacle dans les prochains mois. Revenir jouer à La Duchère ? La compagnie hésite, encore sous le choc : “On doit encore réfléchir à la proposition… On s’est produit en Croatie, en Roumanie, dans des pays où souvent l’homosexualité est encore moins acceptée, et les gens nous remerciaient ! Ici, nos simples costumes brillants ont suffi à provoquer une telle violence, c’est dingue.”
12/08/2026

Ecoquartier de la Duchère (Lyon) : Un spectacle gratuit de danse interrompu par des insultes homophobes et une dizaine de tirs de mortiers ; un artiste blessé à l’audition et son ordinateur détruit ; plainte déposée (MàJ : Témoignage des artistes) pic.twitter.com/3DJ4gAIthP
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08/08/2026
La place Gisèle-Halimi à Lyon 9 est un peu animée quand la compagnie M-F arrive, sous le soleil brûlant de ce samedi 1er août, pour présenter un spectacle de danse gratuit, dans le cadre du festival « Tout l’monde dehors ». Les trois artistes (deux danseurs et un compositeur) s’installent, avec l’aide de deux bénévoles et un concept spécifique : les danseurs bougent quand le public prend la parole.
« Dès le début, c’était étrange. Il y avait des gens sur la place ; mais, contrairement à d’habitude, peu de monde venait quand on leur demandait d’approcher. On sentait comme une sorte d’embarras », rapportent Maxime Freixas et Francesco Colaleo, les deux chorégraphes de la compagnie. Quelques personnes commencent néanmoins à se rassembler, et le spectacle commence. Deux hommes en tenue colorée, avec une danse physique, acrobatique, assez engagée. « Une vieille dame, qui semblait un peu dérangée, a commencé à tenir des propos homophobes. Ça a ouvert la porte un climat d’animosité », explique le duo.
Un jeune homme en trottinette, arrive, très agressif. « Il était très menaçant ; il m’a foncé dessus, en mimant le geste de me frapper au niveau de la tête », raconte Maxime Freixas. Une bénévole essaye de l’écarter ; il rit quand elle le prévient qu’ils vont appeler la police.
Tiré d’un immeuble, un premier mortier de feu d’artifice vise le groupe d’artistes. Et explose juste à côté du compositeur, qui intervient en direct sur le spectacle. Son ordinateur est cassé, et lui en garde des séquelles auditives. Le chaos s’installe, les artistes, les bénévoles et le petit public s’enfuient : la scène improvisée est bombardée par les mortiers d’artifice, une dizaine en tout sont tirés.
la Ville de Lyon « condamne avec la plus grande fermeté » […] des faits d’une extrême gravité ». Le maire, Grégory Doucet, réaffirme que la Ville « restera intransigeante face à toutes les formes de haine […] et poursuivra son engagement en faveur d’une ville ouverte, inclusive et respectueuse ».
Merci à Un Quidam


