13/08/2026
Le suspect dans l’affaire des policiers attaqués au couteau, à Toulouse, n’est pas fou. Du moins pas complètement. C’est l’avis du psychiatre qui l’a ausculté ce mardi. Cet Italien de 30 ans a donc été déféré devant la justice en vue d’une mise en examen pour tentative de meurtre et d’un probable placement en détention provisoire.
Dans son pays natal, quelques antécédents judiciaires témoignent d’une délinquance dite astucieuse. “Quelques vols, des choses pas très importantes. Il n’est absolument pas connu pour une quelconque radicalisation. C’est un SDF passé par Marseille avant d’arriver à Toulouse. Demain il pourrait être à Montpellier, par pur hasard, au gré des trains qu’il prend sans payer de billet”, illustre l’une de nos sources.
Son agitation n’a pas permis de l’entendre longuement. Le suspect “reconnaît les faits” mais les expliquerait par un combat entre deux voix contradictoires dans sa tête. L’une l’incitant à attaquer les policiers, l’autre à les épargner. “Il est dangereux, mais c’est un schizophrène, ni plus, ni moins”, estime l’une de nos sources.
Et alors que dans la nuit des tags “Chassons les islamistes” – depuis effacés par les services municipaux – ont été tracés au sol rue d’Austerlitz par des mains inconnues, la précision de ce bon connaisseur du dossier replace l’église au centre du village : “cet homme est catholique“.
“C’est un Italien âgé de 30 ans, avec un nom et un prénom italiens, originaire de Gênes. On ignore encore depuis quand il est entré sur le territoire français” (…)
C’est l’un des points qui alimentaient le plus les commentaires en ligne et les médias conservateurs, sans confirmation officielle jusqu’ici. Le communiqué l’établit désormais : l’homme a bien porté ses coups “tout en criant à plusieurs reprises ‘Allah Akbar'”.
Placé en garde à vue une première fois, le suspect, porteur de trois armes blanches, a été transféré lundi dans une unité psychiatrique, avant d’être remis en garde à vue. “Entendu, il donne des explications qui excluent tout caractère islamiste à son acte”, a encore expliqué le procureur de Toulouse.
11/08/2026
L’homme soupçonné d’avoir agressé à l’arme blanche des policiers municipaux à Toulouse a été hospitalisé en unité psychiatrique, où son état a été jugé incompatible avec son maintien en garde à vue, a-t-on appris mardi auprès du parquet et des enquêteurs.
Les causes de cette incompatibilité relèvent du secret médical, a déclaré le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, selon lequel l’assaillant n’a pas été formellement identifié à ce stade, dans l’attente des résultats « de recherches au niveau international, l’intéressé étant a priori étranger ».
Une enquête pour « tentatives de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Toulouse, après l’agression de trois policiers municipaux, dont deux ont été blessés à l’arme blanche, lundi soir à Toulouse, et l’interpellation de l’auteur des faits, a ajouté le procureur dans un courriel à l’AFP.
[…]10/08/2026
Deux policiers municipaux, dont une agente, ont été frappés à coups de couteau par un individu armé qu’ils tentaient de maîtriser, ce lundi, vers 18 heures, en centre-ville de Toulouse. L’agresseur présumé a été interpellé. Des menaces à connotation terroriste auraient été proférées. (…)
Il était peu avant 18 heures lorsque des fonctionnaires de la police municipale patrouillaient dans le quartier Wilson. Selon l’adjoint à la sécurité Emilion Esnault, cité par La Dépêche, un individu s’est jeté sur leur véhicule “en gesticulant”. L’un des agents, installé côté passager, a alors abaissé sa vitre. C’est à ce moment que l’homme a porté un coup en direction de l’habitacle, avec un objet s’apparentant à un couteau à huîtres.
“L’interpellation a été extrêmement difficile. Ils se sont saisis de son couteau mais il en avait deux autres sur lui”, a relaté l’adjoint à la sécurité. Selon ses informations, l’individu a crié “Allah Akbar” à plusieurs reprises.
“Mon sentiment, c’est qu’il était déterminé à commettre un meurtre sur nos agents”, a ajouté l’élu. Le suspect a finalement été maîtrisé à l’aide d’une bombe lacrymogène.
Le bilan aurait pu être bien plus lourd. Si les deux fonctionnaires n’ont été atteints que par des coupures aux bras, “la pointe du couteau de l’agresseur a touché le cou de l’un d’eux, juste à côté de la carotide et le gilet pare-balles de sa collègue porte la trace d’une large entaille au niveau du flanc”, a détaillé Emilion Esnault. L’agresseur, blessé lors de son interpellation, a lui aussi été transporté à l’hôpital. Ses motivations restent à déterminer. (…) Sollicité, le parquet national antiterroriste (PNAT) n’a pas donné suite pour l’heure.


