Une semaine après le cambriolage à la fonderie de Robécourt, les trois cloches dérobées ont été retrouvées. Un soulagement pour la maire du village, mais qui lui laisse un goût amer. Selon l’élue, les pièces seraient très endommagées. Sur le plan pénal, rien ne filtre. Ni sur les auteurs du cambriolage, ni sur le dénouement de l’affaire.
« Nous sommes soulagés, parce que nous les avons retrouvées et je remercie les gendarmes, parce qu’on n’y attendait pas », commence Régine Thomas. « Mais il y a une cloche qui est complètement cassée et les deux autres, leurs couronnes d’anses ont été enlevées. C’est comme si elles avaient été décapitées. Il y en avait aussi une toute petite, à laquelle on tenait beaucoup parce qu’elle avait été fondue par une personne du village, celle-là a aussi été cassée. Ils voulaient la refondre », détaille ce mercredi Régine Thomas, de retour de la gendarmerie où sont conservées les cloches le temps de l’enquête.
Quant à l’enquête, si de parole d’élue, « les cloches ont été retrouvées en France », aucun autre élément n’a filtré pour le moment du côté des autorités. Le mystère reste entier, que ce soit sur la manière de procéder des voleurs, sur leur nombre ou sur leur identité. Selon nos sources, aucune personne ne serait, à cette heure, interpellée.
08/08/2026
Avec culot et détermination, le musée de l’ancienne fonderie de Robécourt (Vosges) a été totalement vidé de sa substance dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 août. Des malfrats ont réussi à s’emparer d’une cloche de 322 kg datant de 1889, d’une autre de 250 kg et d’une troisième de 150 kg ! « Ils sont forcément venus avec des cordes et des transpalettes, et ils ont dû y passer du temps pour tout charger », réagit Michel Barret, le vice-président de l’association qui gère le lieu. « Cela fait très mal au cœur. Je suis anéantie », souffle Régine Thomas, la présidente. « Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir montrer aux visiteurs maintenant ? »
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