Fdesouche


En pleine saison touristique, de nombreux visiteurs se heurtent aux portes closes des édifices religieux, dans un contexte de recrudescence des actes antichrétiens.

En séjour en Dordogne, Sophie et Philippe, la cinquantaine, ont vite déchanté : la plupart des églises qu’ils voulaient visiter étaient fermées à double tour. « On fait vite le tour des petits villages, alors l’église reste un lieu patrimonial attractif. On est vraiment déçus de ne pas avoir pu en profiter », regrette la première. Une situation loin d’être isolée, alors que les lieux de culte sont de plus en plus souvent fermés au public, par manque de moyens financiers et humains, mais aussi pour éviter les cambriolages et dégradations. « On est obligé de fermer les églises, sinon c’est la porte ouverte aux délinquants », souligne Gisèle Thierry, présidente de la paroisse de Dampierre-les-Bois, dans le Doubs. En avril, l’église de la commune a été pillée, son mobilier dégradé. Depuis, l’édifice ferme ses portes en dehors des horaires des cérémonies religieuses.

Serrures trois points pour protéger les sacristies, portes blindées, caméras de vidéosurveillance, gardiennage : alors que les dispositifs de sécurité sont trop chers pour la plupart des petites paroisses, l’État a mis en place le « Programme K », une aide financière destinée à soutenir l’installation de dispositifs de vidéosurveillance et de sécurisation des lieux de culte. Le programme fait l’objet d’un appel à projet annuel diffusé par les préfectures. Les associations gestionnaires d’un lieu de culte, les affectataires cultuels ou les propriétaires du lieu de culte peuvent déposer un projet auprès de leur préfecture. En 2025, le culte chrétien a bénéficié de 611 666 euros, soit 26 % des projets financés par le programme sur l’année. En comparaison, 2,7 millions d’euros ont été alloués au culte juif en 2025, et 363 488 euros au culte musulman.

Le Figaro

Merci à Taxi Girl

En direct sur X :

Fdesouche sur les réseaux sociaux

En direct sur X :