L’hypothèse prison ferme avait déjà pris des contours solides à l’écoute des sept ans requis par le Ministère public, elle s’est finalement concrétisée pour quatre années, sans disparité.
Tous trois originaires de l’agglomération bordelaise, âgés de 19 ans, Nazir Ba, Junior Marques et Nayel Soulaimana logeaient à Pau chez une connaissance quand ils se sont rendus coupables de faits « graves commis avec une certaine facilité », comme l’a rappelé la procureure de la République. Dans la soirée du 27 au 28 juillet près du centre commercial Kennedy, cet adolescent de 15 ans et un ami, qui n’a pas déposé plainte, ont été victimes d’un vol sous la menace d’une matraque, d’une gazeuse et d’un pistolet, à bout touchant. Une arme factice, mais dont « le clic-clac m’a marqué », retrace le jeune apprenti qui s’est vu prescrire trois jours d’ITT.
le lendemain et toujours près de l’université, les trois jeunes majeurs s’en sont pris à un couple affairé près de son véhicule. « Ils sont arrivés dans mon dos », rembobine, toujours ébranlée, la victime vingtenaire. Le bruit du chien de l’arme, les cagoules… Le couple est menacé, séparé durant plusieurs minutes, avant, faute de biens à voler sur eux – hormis des chewing-gums –, de devoir conduire les malfaiteurs à leur domicile, tout près. « Je me suis vu perdre ma compagne, la vie », poursuit le conjoint.
Le vol a duré une quinzaine de minutes. « On a été séquestré », appuie sa compagne. L’un des voleurs aurait formulé des regrets. « On s’en fout, ce sont des blancs, des fils de bourgeois », aurait rétorqué un autre. Évoquant des « propos racistes », Me Sagardoytho, conseil du couple, a rappelé au tribunal qu’il jugeait des faits « passibles de la cour d’assises »
Merci à Palois


